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Mince espoir électoral pour le château Dubuc

Le château Dubuc penche dangereusement sur la plage. Les piliers qui retenait sa structure ont été emportés par la mer.

La plupart des observateurs estiment que le bâtiment ne tiendra pas un autre hiver (photo d'archives).

Photo : Radio-Canada / Louis Pelchat-Labelle

Le président de Patrimoine Gaspésie lance un cri du cœur aux candidats de la circonscription de Bonaventure. Il leur demande de se prononcer clairement en faveur du sauvetage du bâtiment, menacé par les grandes marées.

Patrimoine Gaspésie voit dans le contexte électoral, une dernière chance de sauver l’ancienne résidence d’été de Julien-Édouard-Alfred Dubuc, industriel des pâtes et papiers du début du siècle dernier.

Le temps est compté pour cet unique témoin immobilier du passé industriel de Chandler, selon M. Fallu.

Jean-Marie Fallu souhaite également entendre les candidats sur leurs moyens d’agir dans un contexte d’urgence pour protéger un élément important du patrimoine québécois. Ce qu’il faut, c’est une volonté politique, dit-il. C’est urgent d’agir. Si on passe par des programmes normés, ça va prendre des mois.

Situé en bordure de mer, le bâtiment menace à tout moment d’être emporté par la tempête. Chaque mois qui passe sous la pluie et le vent amenuise les possibilités de restauration.

Celui qui est maintenant l’unique propriétaire du château Dubuc, MIchel Saint-Pierre, raconte que depuis le printemps, le bâtiment principal penche un peu plus vers la mer, mais qu’il résiste toujours.

Michel Saint-Pierre constate l'étendue des dégâts aux abords du Château Dubuc.

Michel Saint-Pierre, le propriétaire, est prêt à céder le bâtiment afin que la Municipalité puisse le préserver (photo d'archives).

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

De nouveaux développements

Ce printemps, Patrimoine Gaspésie avait bon espoir d’en arriver à une entente cet été puisque le propriétaire avait accepté de céder le bâtiment à la Ville pour 1 $ et que la Municipalité s’était montrée ouverte à entreprendre des démarches pour préserver la maison.

Michel Saint-Pierre confirme son offre de céder le bâtiment pour 1 $. À la Ville ou au gouvernement, précise M. Saint-Pierre. Il admet que la Ville lui semble plus encline à s’impliquer, même s’il dit n’avoir pas eu de contact direct avec le maire depuis plusieurs mois.

Un nouvel organisme à but non lucratif formé par les citoyens afin de sauver le château a aussi vu le jour au cours des derniers mois.

Échanges de lettres

Patrimoine Gaspésie estime que si le dossier n’avance pas, ce n’est plus en raison du désintérêt de la Municipalité. La ministre de la Culture a piétiné dans ce dossier, commente Jean-Marie Fallu.

Le président de Patrimoine Gaspésie rapporte que le nouveau conseil municipal de la Ville de Chandler a écrit par deux fois, en mai et en juin 2022, à la ministre Roy pour lui manifester son intérêt et lui proposer des solutions. Chandler demandait entre autres une aide technique à la ministre afin d’évaluer l’état du bâtiment.

La réponse de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, est parvenue le 25 juillet.

Elle ne s’en mêlera pas. Mme Roy rappelle dans une lettre à la Municipalité qu’elle avait déjà offert 40 000 $ en octobre dernier au propriétaire pour l’aider à payer une expertise et que toute autre demande devait être déposée à la Direction régionale de son ministère.

Une facture qui grimpe

Jean-Marie Fallu évalue qu’en raison des dommages subis depuis par le bâtiment, il faudrait investir maintenant 500 000 $ pour déménager provisoirement le château pour le protéger.

Il demande un engagement plus sérieux de la ministre de la Culture afin que les organisations prêtes à investir dans un éventuel sauvetage sachent qu’elles ont le soutien de Québec. À partir du moment, dit-il, où la ministre embarque sur ce dossier, la Municipalité, la MRC embarquent.

La marée fait la vie dure aux digues du Château Dubuc.

La mer toute proche menace le château (photo d'archives).

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Ces appels répétés au sauvetage du bâtiment et ignorés par le gouvernement de François Legault restent en travers de la gorge de Michel Saint-Pierre. Il parle du gouvernement comme d’un fossoyeur de patrimoine.

« Jamais René-Lévesque n’aurait laissé un tel scandale ici.  »

— Une citation de  Michel Saint-Pierre, propriétaire du château Dubuc

Il invite M. Legault à venir tenir un point de presse devant le château : C’est une vraie honte.

Toutefois, de tous les partis interpellés, seul le Parti québécois a jusqu’à maintenant répondu.

Une conférence de presse du chef du Parti québécois, Paul Saint-Pierre-Plamondon, était prévue en fin de journée, mardi, devant le château Dubuc à Chandler.

Avec la collaboration de Pierre Chapdelaine de Montvalon et de Roxanne Langlois

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