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L’Université Western renforce la sécurité pour la semaine d’orientation

Le logo et le nom de l'université sont affichés sur le mur d'un bâtiment sur le campus.

L'Université Western compte environ 40 000 étudiants.

Photo : CBC/Dave Chidley

Radio-Canada

L'Université Western et son association étudiante ont remanié la semaine d'orientation cet automne après le décès d'un étudiant de première année près du campus l'année dernière et le signalement d'agressions sexuelles de la part d'au moins quatre femmes.

Parmi les mesures mises en place, un cours obligatoire sur la violence sexuelle fondée sur le sexe que les 8000 nouveaux étudiants de première année ont dû suivre avant d'arriver sur le campus cette semaine.

Les responsables de la semaine d'orientation ont dû suivre quant à eux un cours de deux semaines qui couvre les politiques antiracistes, le soutien en matière de santé mentale et la violence sexualisée.

Ces mesures découlent d'une enquête menée à la suite de rapports faisant état de violences sexuelles et de consommation de drogues par des étudiants lors des événements de l'année dernière, ainsi que de la mort d'un étudiant de première année, Gabriel Neil, près de l'université.

Des milliers d'étudiants ont organisé une manifestation en septembre dernier, demandant à l'université de créer un environnement exempt de misogynie et de violence.

Deux jeunes femmes souriantes posent.

Jana Gonzalez (à gauche) et Hannah Thompson sont étudiantes de première année à l'Université Western.

Photo : CBC/Isha Bhargava

Jana Gonzalez et Hannah Thompson commencent leurs études cette semaine à l'université. Elles se réjouissent de participer aux activités de la rentrée, mais se disent méfiantes à la suite de ce qui s'est passé l'année dernière.

Cela me rend un peu nerveuse d'entendre ce qui s'est passé, mais je sais que si je reste avec les bonnes personnes, je serai en sécurité , explique Jana Gonzalez. Je vais certainement faire attention à mes boissons.

Hannah Thompson a fait écho à sa camarade de première année, indiquant qu'elle prévoit également de couvrir son verre ou sa tasse à tout moment.

En entendant parler de ce qui s'est passé l'année dernière, c'est un peu inquiétant et cela vous met plus sur vos gardes, mais je sais que mes amis et moi allons veiller les uns sur les autres, déclare-t-elle.

Portrait d'une jeune femme souriante.

Cameron Cawston, vice-présidente de l'association des étudiants de l'Université Western.

Photo : CBC/Isha Bhargava

Des conseillers sur le campus

L'association étudiante axe également son approche sur la sécurité, explique sa vice-présidente, Cameron Cawston.

Plusieurs centres de soins, clairement identifiés et accessibles en tout temps, ont été installés sur le campus. Ils offriront des ressources, notamment des conseillers en mieux-être et le soutien de l'Association canadienne pour la santé mentale, ainsi que de la nourriture, de l'eau, des préservatifs et des produits menstruels.

Ce sont des repères visuels, la possibilité de voir plus de sécurité et de ressources à travers le campus qui, en tant que personne qui s'identifie comme femme, me ferait me sentir plus en sécurité , note Cameron Cawston. Cette expérience est conçue pour elles, leur sécurité est notre priorité numéro 1.

Katherine Hajjar a participé à la semaine d'orientation l'année dernière. Désormais étudiante de deuxième année, elle loge hors du campus. Elle affirme se sentir mieux en sachant que de nouvelles mesures de sécurité sont en place.

L'année dernière, je ne connaissais pas les tenants et les aboutissants [de Western], explique-t-elle. Cette année, je vais m'assurer que tous mes camarades de première année [...] rentrent chez eux en toute sécurité et que nous avons tous les numéros de téléphone les uns des autres au cas où quelque chose arriverait.

Selon Cameron Cawston, les événements de l'année dernière ont démontré qu'un changement de culture était nécessaire. Elle estime que les nouveaux programmes de sécurité sont un pas dans la bonne direction.

Nous voulons que les étudiants sachent que les étudiants de deuxième année sont là pour les soutenir et qu'ils ne sont pas seulement des ambassadeurs de notre communauté universitaire, mais qu'ils sont un lien direct avec les responsables étudiants dont l'objectif est de rendre la transition vers l'université aussi douce et sûre que possible.

Pour Hannah Thompson, les changements apportés contribuent au sentiment de sécurité des nouveaux étudiants.

Ils savent ce qui s'est passé, ils l'ont reconnu et ils trouvent des moyens de rendre les choses plus sûres, souligne-t-elle. Je pense que cela aidera tout le monde à se sentir bienvenu.

Avec des informations de CBC

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