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Une chasse à l’homme complexe en Saskatchewan

Damien Sanderson mesure 5’7 pi. Il pèse 155 lb, il a des cheveux noirs et des yeux bruns. Myles Sanderson mesure 6’1 pi, et pèse 240 lb. Il a également des cheveux noirs et des yeux bruns.

Myles Sanderson (à droite), le suspect toujours en cavale, mesure 1 m 85 (6 pi 1 po) et pèse 108 kg (240 lb). Il a les cheveux noirs et les yeux bruns.

Photo : Fournie par la GRC

Radio-Canada

Les policiers qui recherchent Myles Sanderson, après la découverte du corps de son frère Damien, concentrent une bonne partie de leurs efforts dans la région de Regina. Les deux hommes sont présumés être les auteurs de la série d’attaques au couteau qui ont fait une dizaine de morts dans la Nation crie James Smith et dans le village de Weldon, en Saskatchewan.

Leur véhicule a été aperçu dimanche midi à Regina, soit à plus de 300 km au sud du lieu de la tuerie.

Après avoir commis leurs attaques, les deux hommes ont probablement choisi de se cacher dans une zone urbaine, où il leur serait plus facile de passer inaperçus qu'en zone rurale, estime Pierre-Yves Borduas, sous-commissaire adjoint à la retraite de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

C'est cette même GRC qui a annoncé, en fin d'après-midi, lundi, que le corps de Damien Sanderson avait été retrouvé dans un champ.

M. Borduas a expliqué en entrevue à ICI RDI que la densité de la population étant plus faible en zone rurale, le fugitif survivant serait plus susceptible d’y être repéré.

Il faut aussi souligner qu'il s'agit de [11] meurtres à l'arme blanche, et de [19] personnes blessées à l'arme blanche, a rappelé l'expert, qui a aussi mentionné qu'il était possible que des personnes attaquées se soient défendues, et qu'un des deux assaillants, voire les deux ont été blessés.

Cela expliquerait pourquoi, a-t-il ajouté, le corps de l'un des deux suspects a été retrouvé non loin du lieu du drame initial.

Les policiers sont sur un pied d’alerte en Saskatchewan, mais aussi au Manitoba et en Alberta, les deux provinces limitrophes.

Ils sont à l’affût de vols ou d’entrées par effraction, ce qui leur permettrait de retracer le déplacement des deux suspects.

Les corps policiers doivent porter attention aux vols de nourriture, aux vols d’essence et aux vols de véhicules pour mettre toutes les pièces du casse-tête ensemble, pour s’assurer d’avoir le plus de preuves et d'évidence possibles à partager avec les policiers qui sont déployés sur le terrain 24 heures par jour pour s’assurer qu’on a une arrestation le plus rapidement possible, a soutenu M. Borduas.

Par ailleurs, l’analyse des scènes de crime risque d’être complexe, a souligné l’expert, puisqu’il y en a au moins une dizaine – et potentiellement jusqu’à 25 – à examiner.

La communication, l'aspect essentiel

Au-delà de la traque elle-même, les autorités devront s'assurer de bien communiquer avec le public, dans ce qui sera le défi numéro un, avance M. Borduas.

Il est clair que, par exemple, la commissaire adjointe [de la GRC, Rhonda] Blackmore et le chef de police de la Ville de Regina ont fait savoir au public que son appui était crucial pour pouvoir mettre un terme à cette chasse à l'homme.

À la suite de la tragédie de Portapique, en Nouvelle-Écosse, et des critiques qui ont suivi – notamment en lien avec les méthodes employées par la GRC pour communiquer avec les habitants de la région –, le message semble avoir été entendu, estime Pierre-Yves Borduas : En l'espace d'une heure [après le premier rapport à propos de la tragédie], les citoyens de la province de Saskatchewan avaient été informés de la plupart des détails concernant les deux individus.

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