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Les galères portugaises plus nombreuses que jamais cet été à Terre-Neuve

Ces créatures marines carnivores sont redoutées pour leur piqûre très douloureuse.

Une créature marine translucide et phallique est échouée sur la plage. Elle a un long tentacule mince et bleu.

Une galère portugaise à Point Lance, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Gracieuseté de Chantel Nash

Radio-Canada

Il y aurait un plus grand nombre de galères portugaises qu’à l’habitude sur les plages de Terre-Neuve cet été. Même mortes sur le sable, elles sont dangereuses et les baigneurs doivent s'en méfier.

Je n’ai pas compté, mais je dirais qu’il y avait au moins 40 galères portugaises mortes, a dit Chantel Nash après une récente balade sur la plage à Point Lance, dans le sud de la péninsule d’Avalon, où elles ont été particulièrement nombreuses ces derniers mois.

La galère portugaise (Physalia physalis) n’est pas une méduse, selon son apparence. C’est en fait un siphonophore. Les longs tentacules venimeux de ces créatures marines sécrètent un poison qui paralyse leurs proies, qui sont des crustacés, du plancton ou de petits poissons.

Dans certains pays où elles sont plus communes, notamment en Australie, elles piquent des milliers de personnes chaque année. Leur piqûre est très douloureuse et laisse de longues zébrures rouges sur la peau.

L’an dernier, une fillette de 7 ans a été piquée par une galère portugaise sur la plage de Lawrencetown, en Nouvelle-Écosse.

Une sexagénaire en robe de chambre blanche montre son bras droit, sur lequel il y a de longs sillons rouges et enflés, causés par une piqûre de galère portugaise.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La nageuse américaine Diana Nyad montre les traces de la piqûre d'une galère portugaise. C'était l'une des raisons de l'échec de sa tentative, en 2011, de nager de Cuba à la Floride, un exploit qu'elle a finalement accompli en 2013 à l'âge de 64 ans.

Photo : Reuters / Florida Key News Bureau / Michael Marreo

Dans des cas extrêmes, des personnes sont mortes après avoir été piquées par des galères portugaises, car elles peuvent causer une réaction allergique chez certains, a indiqué le professeur de biologie Paul Snelgrove, de l’Université Memorial de Terre-Neuve.

Il explique que ce n’est pas la première fois que l’on voit ces créatures à Terre-Neuve, mais qu’il est inusité d’en trouver autant que cet été. Les courants océaniques et la température de l’eau en sont probablement les causes, dit-il.

Même mortes, elles peuvent piquer

À Point Lance, Chantel Nash dit que certaines personnes ont été craintives récemment, car elles redoutent de rencontrer une galère dans l’eau.

Une galère portugaise mauve et rose sur une plage de sable fin. On voit son corps translucide et ses tentacules.

Une galère portugaise.

Photo : Getty Images / Darieus

Le professeur Snelgrove prévient qu’il faut s’en tenir loin et ne pas toucher les galères portugaises, même quand elles sont mortes échouées sur le sable.

Même mortes, elles peuvent piquer pendant des heures. Éventuellement, il n’y a plus de risques, mais initialement, elles restent dangereuses, dit-il.

Il ne faut donc pas toucher aux galères mortes ni à leurs tentacules, même s'ils sont détachés du reste du corps.

Je n’irais pas jusqu’à dire d’éviter la plage, dit le professeur Snelgrove. Mais tenez-vous loin de ces animaux.

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