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Attentat au Métropolis : Claude Villeneuve se souvient

Gros plan d'un homme assis sur une chaise dehors dans la rue.

Claude Villeneuve a mené toute la campagne électorale de 2012 aux côtés de Pauline Marois.

Photo : Radio-Canada

Dix ans, jour pour jour, après l'attentat du Métropolis à Montréal, le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville de Québec, Claude Villeneuve, n'a pas oublié. Et pour cause, il y était.

C’était une journée où il y avait beaucoup de fébrilité, garde-t-il en mémoire.

À l’époque, il était rédacteur de discours de Pauline Marois, celle qui, ce 4 septembre 2012 en soirée, allait devenir la première femme élue à la tête d’un gouvernement québécois, et qui allait aussi être la cible d’un tireur fou.

Ça fait en sorte qu’un événement qui aurait dû être heureux pour l’histoire du Québec et pour tout le monde est un peu terni, un peu sali par cette histoire-là, regrette Claude Villeneuve.

Deux gardes de sécurité évacuent Pauline Marois du pupitre sur la scène du Métropolis

Les images de Pauline Marois en train d'être évacuée du Métropolis le 4 septembre 2012 ont été largement diffusées.

Photo : Radio-Canada

Loin de lui l’intention de minimiser le drame qui s’est joué dans la salle de spectacles montréalaise. Il tient à rendre hommage aux victimes de cette funeste soirée.

Un père de famille est mort. Un homme a été blessé et il en porte encore les séquelles. On a un devoir de mémoire.

Face-à-face avec le tireur évité de justesse

Dix ans auparavant, Claude Villeneuve et les autres membres de l’équipe de l’ex-première ministre avaient passé la journée au Théâtre du Nouveau Monde, situé non loin du Métropolis. On suivait les résultats dans un local, sur des écrans.

Aussitôt la victoire annoncée, Pauline Marois s’est rendue au Métropolis pour y faire son discours. Son personnel devait la suivre quelques minutes après.

On s’apprêtait à rentrer dans le Métropolis quand on a vu sur un écran géant installé dehors qu’elle commençait son discours. On s’est dit qu’on allait l’écouter et la rejoindre ensuite.

Un heureux concours de circonstances, estime-t-il.

« C’est ce qui nous a sauvé la vie, sinon on serait arrivés à la porte arrière à peu près en même temps que le tireur. »

— Une citation de  Claude Villeneuve, chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville de Québec

La suite, tout le monde la connaît. Les images de Pauline Marois derrière son pupitre évacuée précipitamment ont été largement diffusées.

Le téléphone de Claude Villeneuve s’est alors mis à sonner. Sa blonde et son père qui suivent les événements en direct à la télé cherchent à le joindre pour s’assurer qu’il va bien.

Je ne comprenais pas ce qui se passait, j’étais dépassé par les événements. Ce qui me marque, c’est mon père qui m’appelle pour savoir si je me suis fait tirer, confie le conseiller municipal à Québec.

Main tendue envers la communauté anglophone

Cette soirée du 4 septembre 2022 devait être une fête pour le Parti québécois qui revenait au pouvoir. Pauline Marois l’a passée dans une chambre d’hôtel avec ses proches. Claude Villeneuve considère qu'elle s’est un peu fait voler son moment.

Il souligne que dans le discours qu’elle n’a pas pu prononcer en entier, Pauline Marois s’adressait aux membres de la communauté anglophone.

Elle leur tendait la main en leur disant qu’elle serait la première ministre de tous les Québécois.

Pauline Marois en entrevue assise sur une chaise.

L’ancienne première ministre Pauline Marois s'est confiée à Daniel Thibault, l'animateur de l'émission Les coulisses du pouvoir.

Photo : Martin Blais

Dimanche, dans l’émission Les coulisses du pouvoir, l’ancienne cheffe du gouvernement déclarait qu’elle regrettait de ne pas avoir qualifié l’attaque armée dont elle a été victime il y a 10 ans d’attentat politique.

Je n'ai pas voulu parler d'un attentat politique pour une raison particulière. C'était un anglophone qui était contre les souverainistes. Il l'a dit dans les propos qu'il a tenus et je ne voulais pas exacerber ma relation avec la communauté anglo-québécoise.

Le tireur, Richard Henry Bain, purge une peine de prison à vie.

Avec la collaboration de Louis-Simon Lapointe

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