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Les proches de trois femmes autochtones mortes réclament des réponses

Quatre personnes debout.

La famille de Noelle O'Soup s'est déplacée de la Saskatchewan pour se rendre à la veillée aux chandelles qui se tenait à Richmond.

Photo : CBC

Une veillée aux chandelles s’est tenue à Richmond, en Colombie-Britannique, en hommage à trois femmes autochtones retrouvées mortes dans des circonstances similaires. Les familles de Tatyanna Harrison, Noelle O'Soup et Chelsea Poorman exigent des réponses sur la disparition et la mort de ces femmes.

L’événement s’est tenu samedi à la marina de Richmond, où le corps de Tatyanna Harrison a été retrouvé sur un yacht le 2 mai.

Les trois familles ont souhaité unir leurs voix pour déplorer le manque d'implication et d’information sur les circonstances des décès des jeunes femmes. Elles ont fortement critiqué la police de Vancouver et l'absence de priorisation des autorités.

Trop de cas deviennent des affaires classées, explique la chef Judy Wilson, secrétaire-trésorière de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique. Nous voulons une justice et une enquête adéquates ainsi que les étapes et les protocoles adéquats pour chaque personne.

Des familles laissées dans le deuil

À tour de rôle, des proches des trois femmes ont pris la parole pour que justice soit faite.

Sheila Poorman a pris le temps de dénoncer le service de police de Vancouver, notamment pour le cas de sa fille de 24 ans, Chelsea Poorman, dont les restes ont été découverts le 22 avril dernier dans une demeure inoccupée à Vancouver.

Nous sommes trois familles qui n’avons pas eu de soutien adéquat de la police et dont le cas n’a pas fait l'objet d'une enquête adéquate, critique-t-elle, avec beaucoup d’émotion.

« On doit constamment pousser la GRC à enquêter pour que cela ne devienne pas simplement un dossier qui traîne sur le bureau de quelqu’un. »

— Une citation de  Chef Judy Wilson, secrétaire-trésorière de l'Union des chefs autochtones de la C.-B.

La mère de Tatyanna Harrisson a parlé les larmes aux yeux : Comment pouvez-vous fermer son dossier alors qu’on sait que le rapport de toxicologie complet n’a pas encore été remis. Vous savez qu’elle n’était pas seule durant ses derniers moments et durant sa mort, mais vous choisissez de ne pas enquêter sur son cas.

Pour Natasha Harrison, trop de questions demeurent sans réponses.

La tante de Noelle O'Soup, pour sa part, voit dans la disparition et la mort de sa nièce de 14 ans un échec du système.

« Nous voulons que la police de Vancouver arrête de laisser ces prédateurs profiter des filles comme Noelle. Si vous voyez une fille de 14 ans avec un homme de 40 ans, dites quelque chose. »

— Une citation de  Tante de Noelle O'Soup

L’adolescente, membre de la Première Nation Key First en Saskatchewan, a été retrouvée morte dans un appartement de Vancouver au mois de mai.

Elle avait été portée disparue depuis un an après une fugue de la famille d’accueil où elle avait été placée. Selon sa tante, le ministère du Développement de l'enfance et de la famille a échoué et n’a pas donné l’attention nécessaire à son cas.

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