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Il y a encore beaucoup de fossiles à découvrir dans les Maritimes, dit une paléontologue

Le mois dernier, Lisa Cormier, une enseignante, a trouvé à l'Île-du-Prince-Édouard un fossile de 300 millions d’années.

Un homme sur la plage, à genoux avec une pelle, devant un monticule de boue entouré d'une tranchée.

Matt Stimson, du département de géologie de l’Université Saint Mary’s, sur la plage à Cap-Egmont, à l'Île-du-Prince-Édouard, après la découverte d'un fossile à la fin août.

Photo : Lisa Cormier

Radio-Canada

Une paléontologue de la Nouvelle-Écosse croit que les découvertes de fossiles datant de millions d’années, comme celui qui a été trouvé le mois dernier sur une plage de l’Île-du-Prince-Édouard, pourraient être de plus en plus fréquentes dans les Maritimes.

Lisa Cormier, une enseignante qui se baladait sur une plage de Cap-Egmont, à l’Île-du-Prince-Édouard, a aperçu le 22 août sur un fossile qui pourrait dater de 300 millions d’années.

La découverte de Mme Cormier, racontée par Radio-Canada Acadie la semaine dernière, a depuis fait le tour de la presse internationale (Nouvelle fenêtre).

Lisa Cormier sur la plage. Elle pointe le sable.

Lisa Cormier sur la plage à Cap-Egmont, le 27 août. C'est là qu'elle a trouvé un fossile qui pourrait être vieux de 300 millions d'années.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

La paléontologue Jade Atkins raconte que les fossiles enfouis dans le sol sont nombreux dans les Maritimes, et que l’érosion qui s’accélère va les rendre encore plus visibles.

L’érosion se produit constamment. C’est un phénomène naturel. Les vents, la pluie, la glace, l’eau peuvent tous rompre les rochers, et des fragments sont emportés par le courant, a-t-elle raconté vendredi.

Au fil du temps, cela rend visibles des fossiles qui étaient sous la surface, comme ça s’est produit dans le cas du spécimen trouvé à l’Île-du-Prince-Édouard, explique la scientifique.

Dans les provinces de l’Atlantique, l’érosion est visiblement accentuée par le changement climatique, et cette perturbation du climat a fait augmenter la fréquence et l’intensité des tempêtes sur la côte est.

Photo du fossile dans la roche et la boue.

Une partie du fossile découvert par Lisa Cormier le 22 août 2022 sur une plage de Cap-Egmont, à l'Île-du-Prince-Édouard. Il pourrait avoir 300 millions d'années.

Photo : Lisa Cormier

Jade Atkins est la nouvelle directrice du centre des falaises fossilifères de Joggins, dans le nord de la Nouvelle-Écosse. Il s’agit d’un site paléontologique de 689 hectares, composé de falaises maritimes, de plages et de plateformes rocheuses, qui recèle de nombreux fossiles qui ont de 290 à 354 millions d'années.

Les falaises fossilifères de Joggins ont été inscrites à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008. Le comité du patrimoine mondial décrit ce lieu comme le registre fossilifère le plus complet des formes de vie terrestres.

Cinq personnes sur la plage, debout ou à genoux, autour d'un fossile pris dans la roche.

Les chercheurs autour du fossile découvert sur une plage de Cap-Egmont, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Lisa Cormier

À Joggins, Jade Atkins dit qu’elle constate régulièrement les effets qu’elle mentionne. Chaque fois que j’examine la plage, je peux trouver de nouvelles choses. Après chaque marée, chaque tempête, il y a de nouvelles choses qui apparaissent à Joggins, dit-elle.

En Nouvelle-Écosse, la créature dont les fossiles sont souvent trouvés est un reptile d’une vingtaine de centimètres de long : Hylonomus lyelli.

Il a vécu à la fin de la période du carbonifère, il y a 312 millions d’années, ce qui en fait l’un des plus anciens reptiles connus. Hylonomus lyelli a d’ailleurs été nommé fossile provincial de la Nouvelle-Écosse, en 2002.

Illustration tirée d'un livre du 19e siècle représentant des reptiles ayant vécu il y a 300 millions d'années.

Illustration tirée de l'ouvrage « Air-Breathers of the Coal Period » de John William Dawson, en 1863. Hylonomus lyelli est représenté à droite de l'image, chassant un insecte.

Photo : Dawson Brothers (domaine public)

Cela dit, ce ne sont certainement pas tous les fossiles qui sont découverts. Jade Atkins explique que pour son équipe, il y a une course contre les marées, afin de les trouver sur les rives avant que l’océan ne les emporte.

Jade Atkins dit avoir des sentiments mitigés devant ce phénomène. Bien que son champ d’expertise se soit enrichi par la découverte de fossiles plus nombreux, elle trouve dommage que ce soit facilité par des sérieuses perturbations du climat terrestre.

J’aimerais mieux que nos falaises et nos côtes ne s’érodent pas si vite, dit-elle.

Avec les informations de CBC

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