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Les liens les lieux : le retour à l’essentiel de Richard Séguin

Richard Seguin assis, avec une guitare dans les mains.

Richard Séguin lancera «Les liens les lieux» le 9 septembre.

Photo : Pierre Letarte

Radio-Canada

« Quand on aime quelque chose, on en prend soin. » Pour son album Les liens les lieux, qui paraîtra vendredi, Richard Séguin s’est nourri des mots d’autrices et d’auteurs pour chanter le territoire, les gens, et tout ce qui les unit.

Il est question de liens : liens avec la famille, liens avec la nature, avec les amis [...]. Et puis de lieux, qui sont l’ancrage dans le territoire, explique le géant de la chanson québécoise.

Pour enrichir son treizième album, il s’est entouré de femmes et d’hommes de lettres. Ces artistes ont rédigé la moitié des textes de l'opus, qui compte 10 chansons.

Les textes étaient très intérieurs, contemplatifs, introspectifs. Ça a donné des chansons différentes de ce que j’ai pu faire, dit Richard Séguin.

« Les mots avaient déjà une musicalité. »

— Une citation de  Richard Séguin

L’artiste raconte avoir parfois composé jusqu’à cinq musiques différentes pour une même chanson, avant de faire le choix difficile de n’en retenir qu’une seule.

Collaborations

Le texte de la première chanson, qui est signé par l’écrivaine Hélène Dorion, donne le ton de l'album : Il est déjà minuit dans les forêts du monde, qu’est-ce qu’on a trahi pour que l’orage gronde, chantonne Richard Séguin en entrevue.

Il y a toute cette lucidité devant le chaos, et en même temps, toute cette responsabilité. [...] Moi, ça m'a parlé, explique l’artiste, militant écologiste de la première heure.

De son côté, l’auteur Hugo Latulippe a rédigé des paroles qui célèbrent le territoire. Tout ce qu’on fait subir au territoire, on le fait à soi-même, estime Richard Séguin.

Et Marc Chabot, collaborateur de longue date du chanteur, profite d’une chanson pour lancer une boutade à la mort : Puisqu’il me reste un peu de temps, puisque nos mots durent plus longtemps, récite Richard Séguin, reprenant les mots de son complice.

J’ai dit wow! OK, lance celui qui se décrit comme un artisan de la chanson, et qui vient d’avoir 70 ans. La musique est arrivée d’un jet. Je lui ai envoyé ça deux heures après.

Hommage à ses parents

Le musicien a pour sa part trempé sa plume dans ses souvenirs. Il signe notamment une chanson pour son père, Le garage, et une autre pour sa mère, Tout près des trembles.

« Je n’avais jamais composé de chanson pour ma mère. On lui doit beaucoup dans la famille, parce que c’est elle qui a introduit la culture dans la maison, c’est elle qui a fait en sorte qu’il y avait des livres et un piano. »

— Une citation de  Richard Séguin

Richard Séguin prendra la route ce mois-ci pour aller chanter Les liens les lieux un peu partout au Québec dans une tournée de quelque 80 spectacles. Son précédent album, Retour à Walden : sur les pas de Thoreau, remonte à 2018.

L'artiste attribue en partie la longévité de sa carrière à Saint-Venant-de-Paquette, le petit village de l’Estrie où il s’est installé dans les années 70 et où il multiplie les événements liés à l’art et au patrimoine, comme la Grande Nuit de la Poésie.

Saint-Venant, c’est Jouvence. Je suis content qu’à mon âge, je puisse encore faire des chansons; un défi à la Grande Faucheuse.

Avec les informations de Catherine Richer, et Louis-Philippe Ouimet

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