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Où pourraient se jouer les élections québécoises le soir du 3 octobre?

Un lutrin vide aux couleurs de la CAQ devant les chutes Montmorency.

Signe que la région de Québec est chaudement disputée, le premier ministre sortant et chef de la CAQ François Legault y a déclenché officiellement les élections, le 28 août, avant de se rendre dans un premier rassemblement partisan, à Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

La Coalition avenir Québec trône peut-être au sommet des projections, reste que plusieurs circonscriptions seront le théâtre de chaudes luttes le soir du 3 octobre. Et la bataille des partis de l’opposition promet de créer des revirements. Portrait des courses à surveiller à travers la province, inspiré des projections établies par le site Qc125.


Abitibi-Témiscamingue (3 circonscriptions)

La qualité de l’air autour de la Fonderie Horne a fait couler beaucoup d’encre depuis plusieurs semaines. La députée sortante de Québec solidaire (QS) dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, a été très active dans le dossier des normes régissant les émissions toxiques – l’arsenic dans ce cas-ci – depuis quatre ans.

Or, la partie est loin d’être gagnée pour l’agricultrice de 30 ans. Le caquiste Daniel Bernard, qui a déjà représenté cette circonscription sous la bannière libérale, de 2003 à 2007, puis de 2008 à 2012, devrait lui mener une chaude lutte, selon les projections.

Outaouais (5 circonscriptions)

On s’attend à peu de revirements dans les cinq circonscriptions de l’Outaouais, mis à part dans Hull, où la députée sortante, la libérale Maryse Gaudreault, pourrait perdre son siège au profit de Suzanne Tremblay de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le Parti libéral du Québec (PLQ) pourrait ainsi être éjecté de l’une des deux circonscriptions qu’il détenait toujours en Outaouais, région qui lui était pourtant acquise avant l’arrivée de la CAQ. Les trois autres circonscriptions étaient déjà tombées aux mains de François Legault en 2018.

Mauricie–Centre-du-Québec (8 circonscriptions)

Ne retenez pas votre souffle, peu de surprises risquent de venir du côté de la Mauricie et du Centre-du-Québec le soir du 3 octobre. La CAQ y règne en roi et maître. Et avec des ministres sortants comme Sonia LeBel, Jean Boulet et André Lamontagne comme candidats, entre autres, tout indique que le parti de François Legault y consolidera ses assises.

Qui sait, la région au complet pourrait même être en train de devenir une forteresse caquiste.


Estrie (6 circonscriptions)

C’est chaud dans Sherbrooke! François Legault a la ferme intention de ravir cette circonscription à la députée sortante, la solidaire Christine Labrie. Et la stature de la candidate qu’a décidé de lui opposer la CAQ en témoigne; il s’agit de l’ex-mairesse de Longueuil Caroline Saint-Hilaire.

Les deux femmes sont actuellement au coude-à-coude, toujours selon Qc125, et la lutte promet d’être serrée jusqu’à la fin. Ailleurs en Estrie, la CAQ domine.

Dans le Grand Montréal, la forteresse libérale encerclée

La grande région métropolitaine fait l'objet de toutes les convoitises cette année. Montréal, Laval, les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie recoupent à elles seules plus de la moitié des circonscriptions du Québec (71 sur 125), et au moins quatre partis, voire davantage, peuvent prétendre y faire élire des députés. Consultez notre portrait électoral du Grand Montréal pour tout savoir des luttes à surveiller le 3 octobre.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches (18 circonscriptions)

Si Éric Duhaime souhaite faire entrer le Parti conservateur du Québec (PCQ) par la grande porte à l’Assemblée nationale, c’est par le chemin de la grande région de Québec qu’il doit passer – littéralement, mais aussi symboliquement.

Très connu dans la région en raison des années qu’il y a passé comme animateur et chroniqueur radio, le chef Duhaime a choisi de se présenter dans Chauveau. Il est présentement au coude-à-coude dans les intentions de vote avec le député sortant, le caquiste Sylvain Lévesque. C’est l’une des luttes qui seront parmi les plus surveillées le soir du 3 octobre.

Les circonscriptions de Beauce-Nord et de Beauce-Sud sont également à la portée du PCQ, si l'on en croit Qc125. Dans la première, le maire de Saint-Lambert-de-Lauzon, Olivier Dumais, chauffe sérieusement le député caquiste sortant Luc Provençal. Dans la seconde, c’est le jeune avocat Jonathan Poulin qui talonne le député sortant, le caquiste Samuel Poulin.

À Lévis, la CAQ semble en bonne position pour conserver son siège. Mais François Legault a pris soin d’y présenter un candidat vedette, l’ex-ministre péquiste Bernard Drainville en l’occurrence, afin de s’assurer que la montée du PCQ ne l’y fasse pas trébucher.

À surveiller également : le village gaulois des solidaires, en plein cœur de Québec, tiendra-t-il le coup?

Dans Taschereau, le départ de la députée sortante Catherine Dorion ne semble pas avoir trop ébranlé les électeurs, son successeur Étienne Grandmont semble en bonne voie de conserver ce siège dans le giron de Québec solidaire.

C’est dans Jean-Lesage que les choses se compliquent pour QS. Sol Zanetti avait créé la surprise en 2018 en remportant ce siège avec seulement 700 voix. Il tentera de damer le pion à la caquiste Christiane Gamache une deuxième fois, mais les projections indiquent qu'elle profite pour l’instant d’une avance. La division du vote entre la CAQ et le PCQ pourrait toutefois jouer des tours à Mme Gamache.

Côte-Nord et Nord-du-Québec (3 circonscriptions)

La Côte-Nord, région aux allégeances profondément souverainistes, ne compte que deux circonscriptions… qui pourraient tomber aux mains de la CAQ. Les yeux sont tout particulièrement rivés sur Duplessis, représentée par le PQ depuis 1976. Il faut dire que le départ des deux députés péquistes sortants exige au parti de redoubler d’ardeur pour conserver ses forteresses dans la région.

Dans le Nord-du-Québec, les oppositions lorgnent du côté d’Ungava, vaste circonscription que la CAQ avait remportée de justesse en 2018, avec seulement 46 voix. QS y présente la militante crie et auteure Maïtée Labrecque-Saganash, qui est aussi la fille de l'ancien député néo-démocrate Roméo Saganash, tandis que le PLQ mise sur Tunu Napartuk, l’ex-maire de Kuujjuaq.

Saguenay–Lac Saint-Jean (5 circonscriptions)

Le départ du vétéran péquiste Sylvain Gaudreault, très populaire auprès de ses concitoyens de Jonquière, permettra-t-il à la CAQ d’avoir la mainmise sur toute la région?

Notons que le lancement de la campagne caquiste dans cette circonscription témoigne de la volonté de François Legault de la subtiliser au PQ. Et, pour le moment, le candidat caquiste Yannick Gagnon, qui dirigeait jusqu’à récemment le Patro de Jonquière, semble en avance.

Dans le reste de la région, la CAQ domine dans les intentions de vote.


Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et Bas-Saint-Laurent (6 circonscriptions)

Dans le Bas-Saint-Laurent, les yeux sont rivés sur Rimouski, où le député sortant, l’indépendant Harold Lebel, qui a été chassé du caucus péquiste en cours de mandat en raison d’une accusation d’agression sexuelle, ne brigue pas de nouveau mandat. La CAQ est en bonne position pour y faire un gain.

La Gaspésie sera quant à elle le théâtre de luttes serrées le soir du 3 octobre.

Dans Bonaventure, l’indépendant Sylvain Roy, qui avait claqué la porte du PQ en 2021 en raison de divergences de vues avec le caucus, a renoncé à se présenter. Un gain pourrait être à la portée de la CAQ, avec sa candidate Catherine Blouin qui devance légèrement le péquiste Alexis Deschênes dans les projections.

Dans Gaspé, la députée sortante, la péquiste Méganne Perry Mélançon, avait remporté son siège en 2018 – après recomptage judiciaire – avec une maigre avance de 41 voix sur son rival libéral. Cette année, c’est Stéphane Sainte-Croix de la CAQ qui lui donne du fil à retordre.

Aux Îles-de-la-Madeleine, c’est le maire Jonathan Lapierre qui porte les couleurs caquistes contre le député sortant, le péquiste Joël Arseneau, qui avait gagné par seulement 15 voix en 2018. Les deux candidats sont au coude-à-coude.

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