•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quel parti récolte le plus d’argent dans l’Est-du-Québec?

Une illustration sur laquelle une carte de l'Est-du-Québec apparaît avec des symboles du dollar apparaissant devant ladite carte.

Radio-Canada a obtenu et épluché une compilation des contributions politiques dans l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada

À défaut de tenir des coups de sonde dans chaque circonscription, les données du financement des partis politiques peuvent être d’intéressants indicateurs de popularité (ou d'impopularité) à l’échelle régionale.

Radio-Canada a obtenu et épluché les données du financement des cinq principaux partis dans les neuf circonscriptions de l’Est-du-Québec pour l’année en cours afin de mesurer leurs appuis dans la région.

Les données d'Élections Québec comptabilisent les sommes amassées entre le 1er janvier et le 31 août 2022.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

Côte-du-Sud : percée conservatrice

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) d’Éric Duhaime peut se réjouir de mener la course au financement dans la circonscription de Côte-du-Sud, un constat d’autant plus impressionnant sachant que le parti n’avait récolté qu’un maigre montant de 200 $ il y a quatre ans.

L’emplacement de la circonscription, à deux pas des épicentres conservateurs de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, est stratégique pour le parti.

L’ouest du Bas-Saint-Laurent peut en effet être un terreau fertile pour les conservateurs, la région ayant élu un conservateur, Bernard Généreux, au palier fédéral.

Malgré l’annonce de la députée sortante de la Coalition avenir Québec (CAQ), Marie-Eve Proulx, de ne pas solliciter un nouveau mandat, la popularité de la CAQ ne s’y trouve pas ébranlée à première vue, puisque les contributions politiques du parti talonnent celles les conservateurs.

Le Parti québécois (PQ), quant à lui, s'efface du paysage par rapport à 2018.


La CAQ seule en tête dans Rivière-du-Loup–Témiscouata

La formation de François Legault est loin d’être dérangée dans la circonscription bas-laurentienne. La CAQ a déjà plus que doublé sa cagnotte de 2018, alors qu’elle délogeait à l'époque le libéral Jean D’Amour.

Québec solidaire, qui a recruté la fondatrice du mouvement Ma place au travail, Myriam Lapointe-Gagnon, se trouve en deuxième position. Le parti affirme avoir rassemblé plus de 80 bénévoles dans la circonscription.


Péquistes et solidaires en avance sur la CAQ dans Rimouski

Le départ du député indépendant Harold Lebel, exclu du caucus péquiste à la suite de son arrestation pour agression sexuelle, promet une course imprévisible dans Rimouski. La CAQ compte bien en profiter pour y faire un gain, comme ailleurs dans l’Est.

Toutefois, le PQ ne semble pas prêt à dire son dernier mot, puisqu'il est toujours en tête des contributions politiques des Rimouskois. Québec solidaire le suit de près en dépassant largement sa propre marque de 2018, alors qu’il reste plus de trois semaines avant le vote.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) apparaît pour sa part au dernier rang du financement, alors qu’il avait amassé presque quatre fois plus d’argent en 2018.


À sens unique dans Matane–Matapédia

Sans surprise, le Parti québécois se porte très bien dans la circonscription de Matane–Matapédia. Les autres partis ne font pas le poids au chapitre des contributions face au parti indépendantiste, dont la popularité est propulsée par le député sortant, Pascal Bérubé.

Encore une fois, les libéraux déçoivent. Ils avaient pourtant amassé un peu plus de 10 000 $ dans Matane–Matapédia en 2018.


Le PQ bien en selle dans Bonaventure

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, était de passage en Gaspésie la semaine dernière, loin des racines montréalaises du parti. En se penchant sur les données du financement dans Bonaventure, le choix du leader solidaire paraît soudainement moins anodin.

La circonscription bordant la baie des Chaleurs est le théâtre d’un autre affrontement entre le PQ et QS dans l’Est.

C’est qu’aux dernières élections générales, en 2018, Québec solidaire avait amassé quelques milliers de dollars de moins que le PQ auprès des électeurs, laissant les autres formations politiques loin derrière.

La CAQ, qui n’avait qu’un maigre montant de 700 $ d’inscrit au tableau en 2018, a franchi le cap des 2000 $ amassés dans Bonaventure. Cette année, le Parti québécois a lui aussi dépassé sa marque d’il y a quatre ans.


Confortable avance péquiste dans Gaspé

À l’instar des résultats électoraux dans Gaspé en 2018, libéraux et péquistes se sont livré une chaude lutte au chapitre des dons politiques cette année-là. Dans les deux cas, c’est le PQ qui l'avait emporté.

Cette année encore, le parti indépendantiste semble bien populaire dans la péninsule, mais c’est Québec solidaire qui le suit cette fois-ci.

L’agonie libérale se poursuit dans Gaspé. Alors qu’il avait récolté plus de 7000 $ au moment du dernier scrutin, le parti se retrouve avec un chétif montant de 320 $. La situation est également loin d’être réjouissante pour les caquistes, qui ont pourtant les yeux rivés sur la circonscription.


La CAQ tire de l’arrière aux Îles-de-la-Madeleine

Alors que la lutte promet d’être féroce dans l’archipel madelinot, le député péquiste sortant Joël Arseneau peut se targuer de récolter le plus d’appuis financiers.

Aidé par sa longue tradition aux Îles, le PLQ est bien engagé dans la course aux dons. La CAQ, quant à elle, est loin du compte.

Néanmoins, le cas de la circonscription des Îles-de-la-Madeleine, la moins populeuse du Québec, illustre bien les limites d’interprétation du financement électoral. En 2018, les libéraux avaient récolté deux fois plus de dons que leurs rivaux péquistes, pour finalement se faire coiffer au poteau par ces derniers et leur majorité de 15 voix.


Avantage CAQ dans René-Lévesque

La circonscription éponyme de celui dont on célébrait en août le 100e anniversaire de naissance est courtisée par la CAQ. L’appel lancé par son candidat, Yves Montigny, maire de Baie-Comeau, semble jusqu'à maintenant trouver écho sur la Côte-Nord.

Le Parti québécois, formation du député sortant Martin Ouellet, qui ne se représentera pas, n’est pas très loin derrière. Néanmoins, la circonscription nord-côtière pourrait bien glisser entre les doigts du PQ en octobre prochain.


Bon départ pour le PQ dans Duplessis

Duplessis est un autre siège faisant l’objet de convoitises caquistes. La députée péquiste sortante, Lorraine Richard, tire cette année sa révérence.

L'est de la Côte-Nord semble toutefois encore enclin à appuyer financièrement le Parti québécois.

Les conservateurs connaissent quant à eux à nouveau une bonne progression par rapport à 2018 en amassant 10 fois plus de dons et en talonnant la CAQ.


Et à travers le Québec?

Le PQ est donc le parti qui a récolté le plus d’argent dans six des neuf circonscriptions de l’Est-du-Québec. Si la région est encore favorable – du moins financièrement – au parti souverainiste, le portrait national est quelque peu différent.

À l'échelle de la province, la Coalition avenir Québec est la formation qui a récolté le plus de dons entre janvier et août, approchant le million de dollars.

Malgré la disette du Parti québécois dans les sondages, le parti est en deuxième position pour ce qui est des contributions politiques à l’échelle de la province. Ce classement est en partie dopé par la popularité du PQ dans l’Est, puisque les contributions de la région représentent 10 % du butin national du parti.

Le calvaire financier des libéraux dans l’Est se transpose à l'échelle de la province; le PLQ est en queue de peloton pour ce qui est des contributions politiques.

Ce portrait rappelle néanmoins que les partis ont encore du temps pour tenter de renverser la tendance financière d'ici le 3 octobre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...