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Le G20 promet d’accélérer la transition énergétique sans une entente formelle

Le logo officiel du G20 en Indonésie.

Les pays membres du G20 ne sont pas parvenus à s'entendre sur un communiqué commun en raison de « désaccords entre les pays ».

Photo : Associated Press / Made Nagi

Agence France-Presse

Une réunion des ministres de l'Énergie du G20 s'est achevée vendredi sans s'entendre sur un communiqué conjoint à cause de « désaccords », mais avec un engagement des grandes économies pour accélérer une transition énergétique « équitable », a annoncé l'Indonésie, le pays hôte.

Le Bali Compact, document non contraignant proposé par l'Indonésie qui préside le G20 cette année, détaillant les mesures nécessaires pour parvenir à un objectif de zéro émission, a été approuvé par tous les membres du groupe, a indiqué le ministre de l'Énergie indonésien, Arifin Tasrif.

Les ministres de l'Énergie du G20 ont envoyé un signal fort au marché pour que les acteurs politiques prennent des mesures pour renforcer un environnement favorable aux investissements [...] et permettre une transition énergétique propre, durable, équitable et inclusive, notamment pour les pays en développement, a indiqué le ministre au cours d'une conférence de presse virtuelle.

Si les détails du texte n'ont pas été publiés, ses principes visent à mettre en place les conditions pour stimuler les investissements dans les énergies non carbone, selon le ministre.

Mais le groupe n'est pas parvenu à s'accorder sur un communiqué formel à cause de désaccords entre les pays au cours de la réunion d'une journée qui se tenait à Bali, a indiqué Arifin Tasrif, sans donner plus de détails.

L'Ukraine à l'avant-plan

Plusieurs ministres, notamment des Britanniques et des Français, ont commencé leurs interventions en dénonçant l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui a déstabilisé l'approvisionnement en énergie et les marchés énergétiques mondiaux.

Cette crise énergétique actuelle nous montre que nous devons accélérer la transition vers des énergies décarbonées, mais la présence de la Russie à la réunion n'a pas permis un consensus pour obtenir un communiqué, a indiqué une source proche de la réunion.

Deux éoliennes vues des airs à la pointe d'un cap.

La crise énergétique démontre qu'il faut accélérer la transition vers des énergies moins polluantes.

Photo : Radio-Canada / Steve Rompré

La secrétaire d'État à l'écologie, Bérangère Couillard, représentait la France à la réunion, où étaient présents des ministres des États-Unis, de l'Arabie saoudite, de la Russie, de l'Australie, de l'Inde et d'Afrique du Sud et de plusieurs représentants de l'Union européenne.

De profondes divisions

Ces pourparlers suivent une réunion consacrée au climat qui s'est déroulée mercredi et qui a aussi échoué à publier un communiqué conjoint, reflétant les profondes divisions entre les plus grandes économies mondiales.

Le ministre britannique du Climat, Alok Sharma, qui assistait à cette réunion, a appelé les pays à revisiter et à renforcer leurs engagements pour parvenir à la neutralité carbone.

Il ne doit pas y avoir de recul sur les engagements, a plaidé sur Twitter celui qui a présidé la dernière conférence de l'ONU sur le climat, la COP27.

La réunion est un prélude au sommet du G20, en novembre, auquel le président russe Vladimir Poutine devrait assister, selon son homologue indonésien Joko Widodo.

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