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Le père Ali quitte la Côte-Nord

Le père Ali devant le crucifix.

À l'église d'Ekuanitshit (archives)

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Radio-Canada

Arrivé sur la Côte-Nord en décembre 2014, le curé d'Ekuanitshit et de Matimekush-Lac-John quitte la région afin de réaliser une maîtrise et un doctorat en théologie à l’Université Saint-Paul, à Ottawa.

Originaire du Nigeria, Ali Nnaemeka souligne que son travail sur la Côte-Nord lui a fait prendre conscience d’un manque de connaissances de la culture et de la spiritualité autochtone au Québec. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison qu’il souhaite retourner sur les bancs d’école.

« Je retourne aux études pour faire une spécialisation en théologie pratique, mais avec la concentration dans le domaine et la spiritualité autochtone. »

— Une citation de  Ali Nnaemeka

Un passage transformateur

Le père Ali se dit changé par son passage sur la Côte-Nord auprès des communautés autochtones. Il ajoute que cette expérience l’a aidé à devenir un meilleur être humain.

Un homme derrière un autel, dans une église.

Réunir la culture catholique et la culture autochtone en respectant le rythme de ses ouailles était l'un de ses objectifs (archives).

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Questionné sur son sentiment par rapport à son départ, le curé affirme que son lien avec le territoire et les communautés s’inscrit dans la continuité, une relation qu’il compare à un cordon ombilical.

« Leur histoire, c’est mon histoire. Leur dieu est devenu mon dieu. Leur combat est devenu mon combat. Et leur richesse, leur identité spirituelle, identité culturelle est devenue la mienne. »

— Une citation de  Ali Nnaemeka

Une intégration graduelle, et mutuelle

Lors de son arrivée au Canada, il y a huit ans, le père Ali a d’abord voulu apprendre la langue innue. Il a donc pris une année pour le faire, avec pour objectif de s'imprégner de la culture, de découvrir le territoire et d’aller à la rencontre des membres des communautés, entre autres des aînés.

« Pendant cette première année, je n’avais pas de responsabilité. J’étais plutôt à l’écoute, à l’apprentissage. »

— Une citation de  Ali Nnaemeka
Deux prêtres devant l’hôtel lors de la communion de la messe.

Une messe célébrée conjointement par les pères Laurent et Ali (archives).

Photo : Radio-Canada / Tania Rock-Picard

C’est après cette période de défrichage, qui a permis de bâtir graduellement la confiance avec les communautés, que le père Ali explique avoir obtenu la responsabilité de Matimekush-Lac-John et d’Ekuanitshit.

« Le secret, c’est être à l’écoute des gens, de marcher avec des gens. De savoir qu’on a à apprendre d’un peuple qui nous accueille. Et qu’on a aussi quelque chose à apporter. »

— Une citation de  Ali Nnaemeka

Le chef de Matimekush Lac-John, Réal Mckenzie, a souligné l’implication du père Ali auprès de la communauté et la reconnaissance qu’il a obtenue au fil des années.

« Il était partout, on pourrait dire. Non seulement comme curé, mais dans les événements qu’il y a ici, les festivités communautaires. Il était très présent dans la communauté. »

— Une citation de  Le chef de Matimekush Lac-John, Réal Mckenzie

Un missionnaire originaire du Cameroun remplacera Ali Nnaemeka au cours de la prochaine année.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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