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Profilage racial : la Nouvelle-Écosse veut que la police recueille des données

Un rapport a déterminé que les Noirs en Nouvelle-Écosse sont ciblés par des contrôles policiers 6 fois plus souvent que les Blancs.

Un homme noir, Ashley Taylor, est au volant de son véhicule.

Un rapport a déterminé que les Noirs en Nouvelle-Écosse sont interpellés par la police 6 fois plus souvent que les Blancs lors de contrôles de rue.

Photo : Radio-Canada / CBC/Craig Paisley

Radio-Canada

Le ministère de la Justice de la Nouvelle-Écosse met en oeuvre une recommandation formulée il y a quelques années, et souhaite recueillir des données sur le profilage racial effectué par les corps policiers actifs dans la province.

Il y a trois ans et demi, en mars 2019, le criminologiste Scot Wortley avait déterminé que les Noirs en Nouvelle-Écosse étaient interpellés par la police par des contrôles aléatoires — souvent appelés contrôles de rue — au moins six fois plus souvent que les Blancs.

Le rapport Wortley faisait 53 recommandations, dont plusieurs liées à cette surreprésentation des Noirs par rapport aux Blancs dans les interactions provoquées par la police.

Par la suite, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a établi un comité chargé de formuler des recommandations plus précises sur la question. Le gouvernement vient d’accepter toutes ses recommandations.

Ce comité, présidé par Timothy Bryan, un professeur de l’Université de Toronto spécialisé en réformes du système de justice pénale, est composé de représentants de la police, de membres de la communauté afro-néo-écossaise, et d’intervenants du ministère de la Justice et de la Commission des droits de la personne.

Le comité recommandait que les données sur la race soient compilées lorsque la police intercepte un citoyen.

Dans un communiqué le 1er septembre, le ministère provincial de la Justice indique que la prochaine étape pour ce comité sera de passer en revue la manière dont la police enregistre ces données. On veut aussi développer des normes pour la collection de ces données.

En octobre 2019, le ministère de la Justice avait interdit aux corps policiers en Nouvelle-Écosse d’effectuer de tels contrôles de routine. Il n’est pas clair si, en pratique, ce type de profilage a cessé ou non.

On ne sait pas non plus quand les forces policières commenceront à enregistrer ces données.

Vanessa Fells, directrice de la coalition pour la décennie des personnes d'ascendance africaine en Nouvelle-Écosse, a qualifié de bonnes nouvelles l’acceptation par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse des recommandations du comité.

Elle rappelle que les communautés noires de la province ont à maintes reprises dénoncé le harcèlement de la police, mais demandaient des données précises pour exposer cette réalité.

Dans son communiqué jeudi, le ministère provincial de la Justice dit vouloir améliorer les interactions entre les policiers et les Afro-Néo-Écossais ou les Autochtones.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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