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« On m’a présenté des vestes pare-balles », révèle le chef du PQ

Le chef du Parti québécois en point de presse. Des policiers se tiennent autour du rassemblement.

La sécurité autour du chef du Parti québécois, comme ceux de tous les partis, est plus imposante que lors des précédentes campagnes électorales au Québec.

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

L'augmentation marquée des menaces proférées contre les élus ces dernières années force la Sûreté du Québec (SQ) à déployer un dispositif plus imposant autour des chefs de parti et de leur caravane de campagne. Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a même affirmé lundi avoir dû faire l'essayage de vestes pare-balles.

C'est ce qu'il a révélé lors d'un point de presse à Otterburn Park, en Montérégie, où il s'était déplacé pour parler de la protection... de la langue française. Mais certains journalistes l'ont plutôt questionné sur l'importante présence policière qui l'entoure.

Comme les autres chefs de parti, des gardes du corps, des policiers, des autopatrouilles et des agents en civil accompagnent M. St-Pierre Plamondon lors de ses points de presse et autres bains de foule. Jusqu'à 12 agents peuvent l'entourer par moment.

Le chef du Parti québécois (PQ) a affirmé se sentir en sécurité. Ils font de l’excellent travail, mais on ne se cachera pas que c’est quand même une transformation du climat politique au Québec. On m’a présenté des vestes pare-balles également, a-t-il révélé.

Des policiers et gardes du corps autour d'une petite foule dans un parc

Des policiers et gardes du corps surveillent le point de presse de Paul St-Pierre Plamondon, le 29 août 2022.

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Pour le Parti québécois, c’est une question sensible. On va célébrer bientôt le 10e anniversaire de l’élection de Pauline Marois, notre première première ministre, a-t-il précisé, évoquant l'attentat du Métropolis, lors duquel un tireur avait fait un mort et un blessé au moment où Mme Marois s'apprêtait à prononcer son discours de victoire, le soir du 4 septembre 2012.

J’en profite pour réitérer que, comme société, on gagne toujours à favoriser un climat de respect et un débat d’idées, a fait valoir M. St-Pierre Plamondon. Tous les thèmes font de plus en plus l’objet d’une polarisation. C’est de plus en plus exigeant d’avoir un débat bienveillant sur l’avenir.

Menaces contre les élus de l'Assemblée nationale

  • Du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2019 : 16 signalements de propos menaçants ou de menaces;
  • Du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020 : 286 signalements;
  • Du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021 : 396 signalements;
  • Du 1er janvier 2022 au 1er août 2022 : 221 signalements.

Source : Service des relations médias de la Sûreté du Québec

Du côté de Québec solidaire (QS), le chef Gabriel Nadeau-Dubois affirme avoir lui aussi remarqué un dispositif plus imposant. Ceci étant dit, on m’a demandé de ne pas commenter publiquement les mesures de sécurité qui sont prises autour de nous, alors je vais respecter ce conseil qu’on m’a donné du côté de la Sûreté du Québec, a-t-il ajouté.

Député sortant de la circonscription de Gouin, où il a été élu pour la première fois en 2017, M. Nadeau-Dubois a cependant indiqué avoir remarqué une augmentation importante des menaces contre les députés de l'Assemblée nationale au cours des deux ou trois dernières années.

Deux policiers parmi des militants qui discutent avec Gabriel Nadeau-Dubois

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, est entouré de policiers pendant un rassemblement à Montréal, au deuxième jour de la campagne électorale.

Photo : Radio-Canada / Jacaudrey Charbonneau

Quand je parle à mes collègues députés, solidaires ou non, tout le monde a constaté la même chose, a-t-il soutenu en point de presse à Montréal. C’est indéniable qu’il y a en ce moment au Québec une augmentation des menaces envers les élus. Tous les élus qui ont le moindrement de notoriété [...] l’ont constaté.

C'est inacceptable. C'est inquiétant, a déploré le chef solidaire.

Le peuple est avec nous

Au Parti conservateur du Québec (PCQ), on semble s'inquiéter très peu des problèmes de sécurité que peut poser la campagne électorale pour le chef Éric Duhaime.

Ce dernier a plutôt profité d'un rassemblement partisan dans un restaurant de Lévis en début de soirée lundi pour ironiser sur la situation : Je regarde les rassemblements de François Legault depuis deux jours, et je suis obligé de constater qu’il y a plus de gardes du corps que de monde, a-t-il lancé dès les premières minutes de son discours.

« Nous, on n’a pas besoin de gardes du corps, parce que le peuple est avec nous. »

— Une citation de  Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec
Éric Duhaime se fait photographier avec un homme.

Des dizaines de personnes ont fait la file pour se faire prendre en photo avec Éric Duhaime, lors d'un rassemblement à Lévis au deuxième jour de la campagne électorale.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Desrosiers

Contrairement aux chefs des autres partis, Éric Duhaime n'est pas protégé par un dispositif de sécurité accru pendant la campagne. Ce n'est pas à moi à évaluer quels sont les chefs qui sont à risque ou non. Je pense qu'on a une Sûreté au Québec qui est capable d'évaluer ça, a-t-il dit.

Je leur fais pleinement confiance. Et s'ils jugent que je n'ai pas besoin d'avoir de sécurité, c'est probablement parce que ma sécurité n'est pas menacée.

M. Duhaime a aussi souhaité lancer un appel au calme sans aucune partisanerie, après que deux de ses militants ont été victimes de tentatives d'agression, l'un à Montréal et l'autre à Port-Cartier, sur la Côte-Nord.

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