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Québec solidaire veut donner les coudées franches à la santé publique

Gabriel Nadeau-Dubois aux côtés des candidats solidaires Isabelle Leblanc, Pascale Fortin et Yv Bonnier-Viger.

Gabriel Nadeau-Dubois affirme que Québec solidaire veut « améliorer et simplifier la première ligne » du système de santé, pour faciliter l'accès aux soins.

Photo : Radio-Canada / Dany Pilote

La pandémie a démontré l'importance d'assurer l'indépendance de la santé publique, qui a manqué sous le gouvernement caquiste, selon Québec solidaire. La formation entend revoir les prérogatives du directeur national de santé publique pour assurer une meilleure distance entre autorités politiques et sanitaires.

La gestion nationale a été [...] un petit peu difficile au cours de la pandémie, a indiqué le docteur Yv Bonnier-Viger, qui était le directeur régional de santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine avant de décider de porter les couleurs de QS dans Gaspé.

Selon le candidat solidaire, tous les Québécois ont été à même de constater la confusion qui régnait par moments. Le premier ministre François Legault disait suivre les directives de la santé publique, mais ce n'était pas toujours le cas, a estimé le Dr Bonnier-Viger.

Or, l'indépendance de la santé publique, principalement au niveau national, est critique pour [...] donner des conseils autonomes à ceux qui prennent ensuite les décisions, a-t-il soutenu, plaidant pour que les avis soumis par les autorités sanitaires au gouvernement soient rendus publics.

La proximité des autorités politiques et sanitaires pendant la pandémie – en l'occurrence le premier ministre Legault et l'ancien directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, – n'était « pas efficace », a jugé le Dr Bonnier-Viger.

« La santé publique doit avoir toute la liberté et l’espace nécessaires pour pouvoir donner des conseils tout à fait appropriés. »

— Une citation de  Dr Yv Bonnier-Viger, candidat solidaire dans Gaspé

À ses côtés, le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, a cité l'exemple du couvre-feu imposé par le gouvernement Legault pour endiguer la transmission de la COVID-19. À ce jour, les Québécois ne savent pas quelles étaient les bases scientifiques pour justifier ce recours exceptionnel, a-t-il soulevé.

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La hausse de la norme sur le nickel dans l'air sous le gouvernement caquiste en est un autre exemple, selon Gabriel Nadeau-Dubois. L'ensemble des directions régionales [de santé publique] se sont clairement opposées à ces normes. Et pourtant, la direction nationale a décidé, elle, de conseiller au gouvernement d'augmenter la norme, a-t-il souligné.

Ces épisodes jettent, selon lui, le doute sur l'indépendance réelle de la direction de santé publique. La perception d’un manque d’indépendance, d’un manque de distance [...] est générale au Québec, a-t-il ajouté.

C'est pourquoi Québec solidaire propose de modifier la Loi sur la santé publique pour que le directeur national de santé publique soit dorénavant nommé aux deux tiers de l'Assemblée nationale, de manière transpartisane.

Gabriel Nadeau-Dubois a réitéré cet engagement fait à l'annonce de la candidature du candidat dans Gaspé, la semaine dernière. Doter le directeur national d'un bureau indépendant du gouvernement contribuera, selon lui, à rétablir la confiance des Québécois envers la santé publique.

Une porte d'entrée simplifiée pour les Québécois « désorientés »

Entouré de son équipe santé, qui compte deux anciens directeurs régionaux de santé publique, Gabriel Nadeau-Dubois a annoncé un peu plus tôt, lundi, sa volonté de faciliter l'accès au système de santé.

Le service Info-Santé doit être renforcé afin d'en faire une « porte d'entrée universelle et simple » au système de santé pour les Québécois « désorientés » qui se demandent trop souvent où aller, a résumé M. Nadeau-Dubois.

Québec solidaire souhaite transformer le 811 en un service de triage et revaloriser les CLSC – « sous-utilisés depuis leur création », selon M. Nadeau-Dubois – afin de désengorger les urgences.

Quand les gens vont raccrocher, dorénavant ils vont avoir un rendez-vous, ils vont savoir où aller. C’est ça la prise en charge dès la maison, a résumé le co-porte-parole de QS.

La formation politique entend aussi délaisser le « tout-aux-médecins » au profit d'un décloisonnement du système de santé où l'expertise des infirmières, travailleurs sociaux ou sages-femmes serait davantage mise à contribution. L'important, ce n’est pas qui donne le soin, c’est qu’on se fasse soigner, a-t-il lancé.

« On brasse des organigrammes depuis 20 ans au Québec, on fait rentrer le privé de plus en plus et ça ne marche pas. Rien ne change dans notre système de santé. »

— Une citation de  Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Le parti entend consacrer 500 millions de dollars par année pour permettre, notamment, l'embauche de 5000 membres du personnel de la santé dans les CLSC et à Info-Santé.

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