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Les prix des maisons pourraient reculer de 25 % d’ici le début 2023

Une rangée de maisons dont l'une a une pancarte à vendre et où il est inscrit vendu.

À long terme, la Banque TD demeure plus optimiste quant aux perspectives du marché du logement, car elle affirme que la croissance démographique devrait rester saine et soutenir la demande fondamentale.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Bouillon

La Presse canadienne

Le prix moyen d'une maison au Canada pourrait chuter de 20 % à 25 % d'ici le premier trimestre de 2023, par rapport au sommet observé plus tôt cette année, indique un nouveau rapport de la Banque TD.

Les prix ont déjà commencé à reculer au cours de l'été, alors que les taux hypothécaires et les taux d'intérêt ont augmenté. Plusieurs s'attendent à ce que la baisse se poursuive jusqu'à l'automne et même l'hiver.

Les dernières données de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) montrent que le prix moyen a atteint 629 971 $ en juillet, en baisse de 5 % par rapport à 662 924 $ au même mois l'an dernier. Sur une base désaisonnalisée, il s'élevait à 650 760 $, en baisse de 3 % par rapport à juin.

Selon l'économiste Rishi Sondhi, de la Banque TD, la baisse des prix projetée représente un recul sans précédent depuis au moins la fin des années 1980, soit l'époque où ces données ont commencé à être colligées. Mais la baisse ferait également suite à une hausse sans précédent, observée pendant la pandémie.

Notre baisse prévue des prix nationaux des maisons ne grugerait que partiellement la hausse de 46 % enregistrée au cours de la pandémie, a souligné M. Sondhi.

« En tant que telles, nos prévisions peuvent être décrites plus justement comme un recalibrage du marché, au lieu de quelque chose de plus sévère. »

— Une citation de  Rishi Sondhi, économiste à la Banque TD

Selon M. Sondhi, des effets plus graves seront probablement évités en raison de plusieurs facteurs qui aideront à amortir la demande et les prix du logement – le cycle de hausse des taux le plus rapide depuis des décennies, la croissance des revenus des consommateurs et de l'épargne excédentaire, et les faibles stocks sur les marchés du neuf et de la revente.

Les prévisions de prix de Sondhi sont conformes à celles faites par un trio d'économistes de Desjardins. Ils s'attendaient à ce que le prix national moyen des maisons baisse de 15 % entre son sommet de février – 817 253 $ – et la fin de 2023, mais ont ajusté leurs prévisions en août pour plutôt viser une baisse d'entre 20 % et 25 %.

Pendant ce temps, l'ACI prévoyait en juin que le prix national moyen des maisons augmenterait de 10,8 % sur une base annuelle pour atteindre 762 386 $ d'ici la fin de 2022 et atteindre 786 252 $ en 2023.

Chute significative des ventes

Meray Mansour, une agente immobilière de Toronto, a noté que les prévisions de M. Sondhi semblaient plus réalistes, d'après ce qu'elle a vu ces derniers mois.

Dans des quartiers de Toronto comme Beaches et Leslieville, elle a constaté que les prix avaient déjà chuté de 10 %.

L'acheteur vraiment futé saute sur l'occasion, mais certains acheteurs y réfléchissent beaucoup plus et croient que [...] ça va baisser beaucoup plus, a-t-elle observé.

Elle considère cette période comme une réinitialisation, en particulier pour les vendeurs habitués aux guerres d'enchères et à la flambée des prix, alors que le marché flambait pendant la pandémie.

Le rapport de M. Sondhi calcule également que le nombre de logements vendus devrait chuter de 35 % d'ici le premier trimestre de 2023.

Notre baisse prévue du pic au creux des ventes de maisons au Canada se situe bien dans la fourchette observée lors des ralentissements immobiliers passés, et a été dépassée par la crise financière mondiale, lorsque les ventes ont chuté de 38 %, a écrit M. Sondhi.

L'ACI a constaté que les ventes de maisons en juillet avaient chuté de 5,3 % par rapport à juin. Le nombre réel de ventes le mois dernier était de 37 975, en baisse de 29 % par rapport à juillet l'an dernier.

À long terme, la TD demeure plus optimiste quant aux perspectives du marché du logement, car elle affirme que la croissance démographique devrait rester saine et soutenir la demande fondamentale.

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