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Une femme découvre par hasard un fossile animal de 300 millions d’années à l’Î.-P.-É.

Lisa Cormier se promenait sur la plage quand elle est tombée sur un rare morceau d’histoire.

Photo de Lisa Cormier souriante sur la plage en été.

Lisa Cormier sur la plage à Cap-Egmont, à l'Île-du-Prince-Édouard, le 27 août 2022.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

Parfois, une simple promenade sur la plage peut déboucher sur une découverte extraordinaire, comme on n’en fait qu’une seule fois.

C'est précisément ce qui est arrivé à Lisa Cormier, le 22 août, alors qu’elle se baladait sur la plage de Cap-Egmont, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Elle a découvert, complètement par hasard, un fossile vieux de plusieurs millions d’années.

Lisa Cormier sur la plage. Elle pointe le sable.

Lisa Cormier sur la plage à Cap-Egmont, à l'Île-du-Prince-Édouard, le 27 août 2022. C'est là qu'elle a trouvé un fossile qui pourrait être vieux de 300 millions d'années.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Quand j'ai marché, j'ai vu les côtes qui étaient là, puis la colonne vertébrale montait par ici, puis il y avait le crâne…, décrit-elle, toujours éberluée, presque une semaine plus tard.

Ce genre de fossiles est extrêmement rare. Les trouver avec le squelette en entier est rare, et très important , déclare John Calder, un paléontologue de la Nouvelle-Écosse.

Photo du fossile dans la roche et la boue.

Une partie du fossile découvert par Lisa Cormier le 22 août 2022 sur une plage de Cap-Egmont.

Photo : Lisa Cormier

Matt Stimson, du Département de géologie de l’Université Saint Mary’s, à Halifax, se rappelle avoir été absolument stupéfait quand on lui a fait parvenir une photo du fossile trouvé par Lisa Cormier.

Il affirme que ce fossile pourrait être vieux de 290 à 300 millions d’années.

C’est 100 millions d’années avant les dinosaures, ajoute le chercheur qui se spécialise notamment en ichnologie, une branche de la paléontologie qui étudie les traces laissées par les animaux fossiles.

Un homme sur la plage, à genoux avec une pelle, devant un monticule de boue entouré d'une tranchée.

Matt Stimson sur la plage à Cap-Egmont.

Photo : Lisa Cormier

C'est un fossile exceptionnel. C'est très difficile de trouver un amphibien, un reptile de cette époque, ou de n'importe quelle époque, renchérit John Calder.

Vendredi dernier, une équipe de paléontologues de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick s’est rendue à l’Île-du-Prince-Édouard, sur le site de la découverte, afin d'admirer ce morceau d'histoire.

Cinq personnes sur la plage, debout ou à genoux, autour d'un fossile pris dans la roche.

Les chercheurs autour du fossile. À l'avant et à gauche de la photo, on voit le géologue et paléontologue John Calder.

Photo : Lisa Cormier

Le fossile a été délogé vendredi de l’endroit où Lisa Cormier l’a repéré. Il a été confié aux responsables du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

Des chercheurs canadiens doivent maintenant l’étudier pour en savoir davantage. Ces recherches devraient s’effectuer hors de la province, et pourraient durer des mois.

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a déjà manifesté son désir de récupérer le fossile une fois que les chercheurs l’auront identifié et analysé.

La chance d'une vie

C'est vraiment la chance d'une vie d'avoir trouvé ça. Très peu de personnes peuvent dire avoir trouvé un fossile dans leur vie, dit Lisa Cormier.

La femme sourit, agenouillée sur une plage boueuse.

Lisa Cormier sur les lieux de sa découverte.

Photo : Gracieuseté de Lisa Cormier

Les scientifiques John Calder et Matt Stimson remarquent que le nombre de fossiles trouvés sur les plages de l’Île-du-Prince-Édouard se compte sur les doigts d’une main.

Selon eux, des fragments d'un crâne ont été trouvés pour la première fois en 1840, puis un fragment d'os en 1960.

En 1990, un squelette entier était découvert pour la première fois sur l’île.

John Calder suggère qu’un partenariat avec Parcs Canada pour une éventuelle exposition à l’île pourrait être une bonne idée.

De son côté, Lisa Cormier continuera d’arpenter les plages de l’Île-du-Prince-Édouard.

Je vais regarder le sol différemment, nous dit-elle, mais je ne m’attends pas à en trouver un autre!

D’après le reportage de Julien Lecacheur

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