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Un premier festival qui célèbre les microdistilleries de l’Est-du-Québec

Une vingtaine de festivaliers discutent près des chapiteaux des distilleries sous un soleil radieux.

Le premier festival des distilleries de l'Est se tient samedi à la Distillerie du St-Laurent à Pointe-au-Père.

Photo : Radio-Canada / Sophie Martin

Radio-Canada

Le premier Festival des distilleries de l'Est se tient samedi à la Distillerie du St. Laurent, désormais installée à Pointe-au-Père. Les microdistilleries du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie se sont unies pour créer cet événement proposant des dégustations de cocktails élaborés par des artisans de la région.

En tout, sept producteurs de gin et de spiritueux du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie se réunissent toute la journée pour faire découvrir leur eau-de-vie et leur savoir-faire au public.

Les sept distilleries qui participent au festival :

  • Distillerie Fils du Roy
  • Distillerie du St. Laurent
  • Distillerie Mitis
  • Distillerie du Témiscouata
  • O'Dwyer distillerie gaspésienne
  • La Société secrète
  • Distillerie des Marigots

Le propriétaire de la distillerie O’Dwyer, Michael Briand, a fait la route de Gaspé à Rimouski vendredi pour tenir un kiosque au premier Festival des distilleries de l'Est.

On planifie ça depuis quelques mois, on a vraiment hâte de voir les autres distilleries en personne après tant de réunions par Zoom. On a vraiment hâte de partager tous nos produits avec les gens de Rimouski, se réjouit-il.

Une vingtaine de personnes discutent et dégustent des produits alcoolisés près des kiosques des distilleries.

L'événement a réuni sept microdistilleries de l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Il s'agit du deuxième partenariat entre ces entreprises cet été. Le premier, la route des distilleries de l'Est, mise sur pied au début de la saison estivale, propose à tous de découvrir chacune des microdistilleries du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Le cofondateur de la Distillerie du St. Laurent, Joël Pelletier, croit que les visiteurs veulent vivre une expérience et connaître l’histoire à l'origine des produits. On sait que les gens aujourd'hui ne visitent pas juste l'Est-du-Québec pour les beaux paysages, mais aussi pour vivre les expériences, goûter les bières, goûter les spiritueux aussi, explique l’hôte de l’événement.

Placés devant un alambic de cuivre, les copropriétaires de la Distillerie du St. Laurent, Joël Pelletier et Jean-François Cloutier, prennent la pose.

Les copropriétaires de la Distillerie du St. Laurent, Joël Pelletier et Jean-François Cloutier, devant leur alambic de cuivre (archives).

Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix

Les organisateurs espèrent accueillir environ 200 personnes à ce premier festival. Joël Pelletier n’écarte pas l’idée de répéter l’expérience l’année prochaine.

Vers un marché plus libre et autonome

Les organisateurs ont profité du festival pour rappeler aux candidats de l'élection du 3 octobre les revendications de l'Union québécoise des microdistilleries (UQMD).

Le candidat du Parti québécois dans Rimouski, Samuel Ouellet, a exprimé son appui à la cause lors d'un point de presse tenu samedi matin à Rimouski. Sans toutefois formuler d'engagements précis, il réclame des assouplissements de la part de Québec, notamment en ce qui concerne la distribution par la Société des alcools du Québec (SAQ).

On veut s’assurer qu’on peut faire un commerce de proximité entre les distilleries, les hôteliers et les restaurateurs. Par exemple, que la Distillerie du St. Laurent puisse vendre ses produits aux bars et restaurants locaux directement, propose le candidat péquiste.

Les microdistilleries québécoises demandent également au prochain gouvernement d’abolir la majoration perçue par la SAQ sur les ventes effectuées sur les lieux de fabrication, explique Joël Pelletier.

Les vignerons et les brasseurs n’ont pas à verser une majoration à un distributeur fantôme qui est absent des transactions. […] On espère que le prochain gouvernement sera plus sensible à nos demandes, revendique-t-il.

D’après le reportage de Sophie Martin

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