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Pont de Québec : une impasse évaluée à 4 millions

Vue aérienne du pont de Québec.

Mal en point, le pont de Québec nécessite une cure de rajeunissement de plus de 784 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

L’impasse dans les négociations concernant le rachat du pont de Québec par Ottawa se précise. Et tout porte à croire que le gouvernement Legault bloque la transaction pour économiser quelques millions annuellement.

Les langues se délient dans le dossier du pont de Québec. Jeudi, Radio-Canada révélait l’existence d’une entente entre le Canadien National et Ottawa pour confirmer le rachat de l’infrastructure par le gouvernement fédéral.

Cette transaction est bloquée par Québec, qui possède un droit de préemption comme principal locataire du pont.

Selon de nouvelles informations confirmées par Radio-Canada, le gouvernement Legault s’oppose à une augmentation de son loyer annuel estimée à 4 millions de dollars.

Des  peanuts 

Une source bien au fait du dossier estime que l’opposition de Québec est incompréhensible à ce stade avancé des négociations.

Québec joue avec l’avenir d’une infrastructure névralgique pour sauver des peanuts!, s’exclame-t-elle.

À titre de principal locataire du pont de Québec, le ministère des Transports (MTQ) paie annuellement un loyer de 7 millions de dollars au Canadien National (CN).

Chaque jour, environ 33 000 véhicules empruntent l'infrastructure patrimoniale pour traverser le fleuve Saint-Laurent.

Or, l’entente qui lie le CN et le MTQ arrive à terme le mois prochain et doit être renégociée.

Le gouvernement fédéral aimerait profiter de cette fenêtre pour se porter acquéreur du pont et augmenter le loyer de Québec afin d’assurer la pérennité de l'ouvrage.

Selon plusieurs sources, Ottawa exigerait un loyer annuel oscillant entre 11,2 et 11,7 millions de dollars par année.

En 2020, le négociateur du fédéral dans ce dossier, Yvon Charest, a signé un rapport évaluant le coût des travaux de restauration du pont de Québec à 784 millions de dollars.

Inflation oblige, la facture serait nettement plus salée 2 ans plus tard.

Québec campe sur ses positions

Jeudi, le vice-président du Conseil du trésor, Jonatan Julien, tirait à boulets rouges en direction d'Ottawa en dénonçant une offre qui coûterait au-dessus de 350 millions au gouvernement du Québec.

Jonatan Julien est vice-président du Conseil du trésor, et 
ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

Jonatan Julien est vice-président du Conseil du trésor, et ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

Photo : Radio-Canada / Jonatan Julien

Cette déclaration est fidèle à la réalité, mais omet de préciser que la somme est amortie sur 25 ans avec une indexation annuelle fixée à 2 %.

Avec une inflation à 8 %, qui peut dénoncer une indexation de 2% ? questionne notre source.

Contacté samedi, le directeur des communications du cabinet du ministre des Transports, Jean-François Del Torchio, n’a pas contredit les chiffres obtenus par Radio-Canada.

Pour nous, il appartient au Parti libéral du Canada de respecter son engagement électoral, soit de reprendre possession du pont de Québec et de l’entretenir, a-t-il fait savoir dans une déclaration écrite.

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