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Une ébauche d’accord lie le financement de l’Université Athabasca au travail en personne

Façade de l'Université Athabasca.

Selon une décision de son conseil des gouverneurs, l'Université Athabasca entreprend un virage vers le travail « quasi-virtuel ».

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Conseil des gouverneurs de l’Université Athabasca étudie une ébauche d’accord de gestion du financement qui obligerait les employés de l’établissement à travailler sur place, abandonnant du même souffle le virage virtuel.

À la suite de la réunion de vendredi, le conseil a jusqu’au 31 août pour signer l’accord, faute de quoi la province retiendra 3,4 millions de dollars de financement par mois.

Le document de travail exige également que la direction de l’université travaille à Athabasca à temps plein d’ici l’an 2025, alors que le président actuel, Peter Scott, habite à Edmonton.

Selon le ministre de l’Éducation supérieure, Demetrios Nicolaides, le conseil pourrait demander une extension du délai afin de continuer d’étudier la proposition d’accord, mais il se montre réticent à l’idée de l’accorder.

Il précise que l’Université d’Athabasca a déjà eu cinq mois pour élaborer un plan permettant d’assurer la gestion à Athabasca.

L’établissement n’a, pour l’instant, pas l’intention de donner plus d’informations sur les discussions qui ont eu lieu vendredi.

Des visions opposées

La proposition de financement étudiée vendredi est le fruit de mois de pressions exercées par les habitants d’Athabasca pour contrer le virage virtuel de l’université. Ils se disent inquiets de voir les emplois se délocaliser, ce qui aurait notamment pour effet de miner l’économie de la région.

En réponse à ces pressions, la province veut obliger l’établissement à faire passer la proportion de ses quelque 1200 employés travaillant à Athabasca de 25 % à 65 % d’ici 2025 en menaçant notamment l’université de lui couper les vivres.

Si l’Association des professeurs de l’Université d’Athabasca se dit ouverte à l’idée de voir les nouvelles embauches liées à une obligation de résidence, elle s’oppose fermement à la relocalisation forcée d’employés.

Peter Scott, de son côté, croit que l’abandon du virage virtuel et l'obligation de résidence menacent la stabilité de l’établissement à long terme.

Le ministre Nicolaides se dit ouvert à l’idée d’explorer d’autres possibilités s’il est impossible, pour l’université, d’atteindre ses cibles dans les délais fixés.

Avec les informations de Michelle Bellefontaine

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