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Rentrée sans masque obligatoire : la médecin en chef de la C.-B. défend sa position

Quatre élèves, dont seul le premier porte un masque, marchent les uns à la suite des autres, le bras tendu, dans le couloir d'une école primaire.

Le port du masque ne sera pas obligatoire dans les écoles de la Colombie-Britannique cet automne.

Photo : Associated Press / LM Otero

Radio-Canada

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, défend les lignes directrices élaborées par la santé publique pour le retour en classe, alors que l’absence de l’obligation de porter un masque dans les écoles suscite des critiques.

Les élèves, les enseignants et les employés scolaires sont encouragés à se faire vacciner contre la COVID-19 et à rester à la maison s’ils sont malades, mais le port du masque est décrit comme étant un choix personnel ou familial, indiquent ces lignes directrices pour la rentrée de l’année scolaire 2022-2023 dévoilées jeudi.

Nous devons adapter les mesures à ce qu’on affronte maintenant, et je pense que ce sont des mesures appropriées que nous avons pour cet automne, dit la Dre Henry.

Elle ajoute que la province va continuer à surveiller de près la transmission de la COVID-19 et qu’elle sera prête à mettre en place des mesures temporaires si nécessaire.

Nous sommes dans une situation différente d’il y a un an, avec le haut niveau d’immunité et d’exposition au virus que nous avons eu. Le virus lui-même a changé pour devenir plus transmissible, mais sans causer de maladies aussi graves, affirme la médecin hygiéniste en chef.

Mesures plus robustes demandées

Cependant, selon le président de la Fédération des enseignants et enseignantes de la Colombie-Britannique (BCTF), Clint Johnston, les écoles ont besoin de mesures plus robustes que les entreprises et les autres lieux publics. Il appelle à une meilleure ventilation dans les classes et à la mise en place d’exigences relatives au port du masque.

Il y a beaucoup de fébrilité à l’approche de la rentrée, ce qui est bien, mais nous espérons que les gens seront vigilants et que le ministère de la Santé restera agile, dit-il en entrevue.

Dans un communiqué conjoint, les ministères de la Santé et de l’Éducation encouragent les parents à faire immuniser leurs enfants contre la COVID-19 et les autres maladies, alors que moins de la moitié des jeunes de 5 à 11 ans ont reçu leurs deux premières doses de vaccin en Colombie-Britannique.

Ils leur demandent aussi de garder les enfants à la maison lorsqu’ils sont malades, ce qui est d’autant plus important à l’approche de la saison des virus respiratoires.

Porter un masque continuera à être un choix personnel, et ce choix sera soutenu et respecté, déclare un porte-parole. Les écoles continueront à avoir des masques disponibles pour ceux qui veulent en porter un.

Une classe remplie de pupitres, sans élèves.

Des parents demandent à la province d'améliorer la ventilation dans les classes.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Choix impossible

La reprise des classes après la semaine de relâche du mois de mars dernier s’était aussi effectuée sans port du masque obligatoire, ce qui avait alors suscité des critiques.

La cofondatrice du groupe Safe Schools Coalition BC, qui milite pour des mesures plus sévères pour lutter contre la COVID-19 dans les écoles, se dit extrêmement frustrée que cette mesure soit encore une fois délaissée.

Jennifer Heighton affirme que des parents sont forcés de choisir entre l’école et la santé.

C’est un choix impossible à faire, dit-elle. C’est un problème d’équité, c’est un problème de droits de la personne.

Mme Heighton réclame aussi une meilleure aération et filtration de l'air dans les classes.

La province affirme avoir investi 166,5 millions de dollars pour rénover les systèmes de ventilation depuis le début de la pandémie.

Ce montant devrait augmenter lorsque les districts scolaires fourniront les coûts finaux des améliorations à la ventilation financées par l’intermédiaire de la subvention annuelle pour la réfection des écoles, avec les montants exacts connus à la fin de l’année scolaire 2022-2023, indique le ministère de la Santé.

Hausse des infections attendue

La vice-présidente du Conseil consultatif des parents du district scolaire de Vancouver, Kyenta Martins, dit s’attendre à une augmentation des cas de COVID-19 lorsque les écoles ouvriront et que le temps frais reprendra.

Son groupe réclame l’installation de purificateurs d'air portatifs dans les classes et de détecteurs de dioxyde de carbonepour que les enseignants aient des données en temps réel sur la qualité de l’air.

Nous savons que [ces infections] s’en [viennent], affirme-t-elle. Une bonne qualité de l’air veut tout dire, et les parents veulent une reprise des classes en personne là où l’air est sécuritaire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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