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Le campement du Palais législatif résiste après le dépassement du délai d’éviction

Mary Starr marche tambour à la main sur le terrain du Palais législatif du Manitoba le 26 août.

Mary Starr, une des organisatrices du camp autochtone à l'est du Palais législatif, marche vers le bâtiment après le dépassement du délai d'éviction.

Photo : Radio-Canada / Ian Froese

Radio-Canada

Les manifestants qui ont installé un campement sur le terrain du Palais législatif, à Winnipeg, il y a un an, n'envisagent pas de quitter les lieux. Ils ont dépassé le délai d’expulsion fixé par la province à vendredi midi.

Une des organisatrices du camp est montée en haut des marches de l'Assemblée législative au son du tambour à l’heure fatidique.

Ils continuent à faire des lois, à faire tout ce qu'ils peuvent pour se débarrasser de nous, à nous renvoyer dans ces communautés. Ils ne veulent pas de nous, ce n'est pas juste, s’est exclamée Mary Starr.

Dans un courriel envoyé vendredi après-midi, un porte-parole du ministère provincial de la Justice explique que le dialogue se poursuit avec les manifestants, bien que l'échéance ait été dépassée.

L’un des agents de police présents au Palais législatif vendredi dit ne pas avoir l’intention d’expulser les personnes présentes en utilisant la force.

De nombreux véhicules de police sont arrivés sur les lieux vers midi, et les policiers sont entrés dans le bâtiment pendant quelques minutes.

Le Service de police de Winnipeg explique avoir reçu un signalement relatif à des armes qui s’est révélé faux. Les policiers ont commencé à quitter les lieux à 12 h 30.

Un feu sacré a été allumé sur le terrain du Palais législatif en juin 2021, après la découverte de tombes non marquées sur le site d'anciens pensionnats pour Autochtones.

À l’époque, les organisateurs avaient affirmé qu'ils ne quitteraient pas les lieux avant que tous les terrains d’anciens pensionnats au pays ne soient fouillés.

Toutefois, la semaine dernière, le gouvernement provincial a publié des avis d'expulsion à l'intention des manifestants, déclarant initialement que le camp devait avoir disparu avant mardi. Cette semaine, le groupe a obtenu un sursis jusqu'à vendredi midi.

Cet avis a été publié grâce à une loi adoptée cette année par le gouvernement provincial. Elle donne à la province le pouvoir de déterminer ce qui peut et ne peut pas se produire sur les terrains de l'Assemblée législative.

La loi interdit les campements, le vandalisme, le blocage de véhicules, les feux et la présence de bois de chauffage ou de tout article qui pourrait favoriser la tenue d’un camp.

Le campement autochtone n’est pas le seul concerné par l’avis d’expulsion. Un deuxième, qui s'est formé cette année, a également reçu l'ordre de partir.

Le camp créé autour d’un tipi devant le Palais législatif est associé au mouvement de protestation contre les restrictions de la santé publique liées à la COVID-19.

Les dirigeants du camp autochtone de l'est affirment qu'ils n'ont aucun lien avec cet autre groupe.

Avec les informations d'Ian Froese

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