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« Comme à Hollywood » : le grand retour des soirées du TIFF

Deux jeunes gens sont assis sur des chaises longues, devant une piscine lors d'une réception.

Chaque année, l'experte en relations publiques Natasha Koifman reçoit gens des médias, du milieu du cinéma et du divertissement chez elle pour sa soirée « compte à rebours » visant à lancer le début des célébrations du TIFF.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Le Festival n’a pas encore débuté, mais le buzz du TIFF commence déjà à s’emparer de Toronto. Ou du moins, c’est l’impression qu’on a lorsqu’on entre chez Natasha Koifman, à quelques heures de son traditionnel countdown party, une soirée qu’elle organise chaque année depuis presque 20 ans.

Dans le garage, des employés s’affairent à préparer l’événement. On y apporte des bouteilles, nettoie des verres, place des tables et des chaises. Il y a de l’ouvrage, mais tout se fait dans la bonne humeur, car oui, tout le monde est ravi du retour des événements en personne.

D'habitude, 75 % de mes invités confirment leur présence. Là, j’ai eu un retour positif de 95 % des personnes sur ma liste, illustre Natasha Koifman. Elle nous rencontre sur le grand balcon qui donne sur son jardin et sa piscine. Dans moins de deux heures, cet espace sera rempli d’invités, de photographes et de serveurs.

Natasha Koifman en robe de soirée au micro de Radio-Canada.

Natasha Koifman et sa firme de relations publiques NKPR organisent des soirées en marge du TIFF depuis près de 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Natasha Koifman, propriétaire de la firme de relations publiques qui porte son nom et figure connue de la scène mondaine torontoise, est calme. Je suis une personne très introvertie, confie-t-elle. Pourtant, sa soirée donne le coup d’envoi à un marathon d'événements sociaux en marge du TIFF (qui se tiendra du 8 au 18 septembre).

Ces soirées sont une occasion de s’amuser, certes, mais Natasha souligne qu’elles constituent aussi des occasions d’affaires.

Le TIFF est le festival où le plus grand nombre de films sont achetés et vendus. C’est ici que les cinéastes viennent pour vendre leurs films. Donc bien sûr, c’est souvent dans des soirées comme celles-ci que des deals sont conclus, explique-t-elle.

« Les gens ont hâte de se rassembler et d’avoir un festival qui sera en personne. »

— Une citation de  Natasha Koifman, propriétaire, Natasha Koifman Public Relations

Un peu plus tard, alors que la soirée bat son plein, nous rencontrons l'acteur et producteur Vinay Virmani. Le jeune homme confirme les dires de Natasha et affirme avoir lui-même conclu des ententes lors de soirées en marge du TIFF.

Vinay Virmani est accoudé à un bar éphémère au milieu d'une réception extérieure.

Vinay Virmani est le producteur du documentaire Black Ice. Le film, réalisé par Hubert Davis et coproduit, entre autres, par Drake et LeBron James, se penche sur le racisme dans le milieu du hockey.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Disons que c’est beaucoup plus facile de faire ça ici que par Zoom, dit-il en riant. Cette année, il va notamment défendre le film documentaire Black Ice, dont il est le coproducteur, et qui fera sa première mondiale durant le festival.

Une manne pour les sous-traitants

Il n’y a pas que les producteurs et les investisseurs qui profitent du TIFF pour brasser des affaires. Le festival et tous les événements sociaux organisés pendant son déroulement sont une véritable manne pour toutes sortes de sous-traitants.

La soirée de Natasha en est un bon exemple. Au total, une cinquantaine de personnes étaient employées pour l’événement : l’équipe de NKPR, mais aussi des cuisiniers, des serveurs, des barmaids, des photographes, et des DJs.

Un serveur tend un plateau rempli de tacos aux invités.

Selon Paolo Pusateri, propriétaire d'un service de traiteur, les nouveaux formats de célébrations plus intimistes du TIFF, ayant vu le jour depuis le début de la pandémie, constituent des opportunités d'affaire pour sa compagnie familiale.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Le fait qu’on emploie autant de personnes, c’est clairement bon pour l’économie, fait valoir Natasha, qui ne cache pas que la pénurie de main-d'œuvre a rendu l’embauche de personnel particulièrement ardue cette année.

On est très occupés, confirme Paolo Pusateri, le copropriétaire du traiteur du même nom. Pendant le TIFF, les gens organisent toujours des soirées. Il y a les gros événements, qu’on voit à la télévision, mais il y a aussi les plus petites soirées plus intimes. Et ça, c’est une énorme opportunité pour nous, explique l’homme d’affaires.

Paolo Pusateri répond aux questions de la journaliste, face à la caméra.

Paolo Pusateri, propriétaire d'un service de traiteur, estime que les nouveaux formats de soirées, plus intimes, qui sont apparus au TIFF depuis la pandémie, constituent une belle occasion d'affaire pour son entreprise familiale.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Car au-delà du glamour, des paillettes et de l’amour du septième art, le TIFF est aussi un commerce.

Le festival est l’un des événements culturels les plus lucratifs au pays, avec des retombées directes et indirectes évaluées à plus de 150 millions de dollars.

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