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La baisse des inscriptions inquiète la Fédération des cégeps

Un homme est debout devant une classe.

Un enseignant de cégep et des élèves en classe

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

La Fédération des cégeps se dit préoccupée par la baisse de 1 % des inscriptions enregistrée jusqu’à maintenant dans les établissements de la province, alors que le ministère de l’Enseignement supérieur prévoyait au contraire une hausse.

Le président-directeur général de la Fédération y voit un signal d’alarme auquel il faut être attentif.

Ce n'est pas une situation qui est dramatique, mais c'est un signal qu'il faut quand même voir. C'est la deuxième année qu'on voit un écart entre les prévisions du ministère de l'Enseignement supérieur et les inscriptions réelles, a souligné Bernard Tremblay au micro de l’émission matinale Première heure.

Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps.

Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps

Photo : Radio-Canada / Courtoisie

La pandémie peut expliquer une partie de la baisse. L’école à la maison et la situation sanitaire ont provoqué une hausse de l’anxiété chez les jeunes et davantage de décrochage scolaire.

Toutefois, ce n’est pas la seule explication. La pénurie de main-d'œuvre aurait aussi un rôle à jouer dans les statistiques.

La pénurie de main-d'œuvre est sur toutes les lèvres et partout. On a le sentiment que la pression s'exerce sur nos jeunes, qu'elle crée une attirance vers le marché du travail plutôt que la poursuite des études. C'est inquiétant pour le Québec, explique Bernard Tremblay.

Des jeunes travaillant dans un café.

Des jeunes travaillant dans un café.

Photo : Getty Images / sturti

Il entrevoit l’effet à long terme sur les jeunes qui optent pour le marché du travail plutôt que de rester sur les bancs d’école.

On s'en va de plus en plus vers des emplois spécialisés. C'est documenté, dès qu'il y a une crise, ceux qui écopent, ce sont ceux qui ont le moins de scolarité, le moins de formation. Au Québec, on a l'impression que l'éducation, c'est acquis. Pourtant, il y a encore beaucoup de jeunes qui terminent avec une formation qui ne leur permet pas de faire une carrière, soutient Bernard Tremblay.

Le président-directeur général de la Fédération des cégeps rappelle que les étudiants participent déjà à l’économie en travaillant à temps partiel. Il demande aux entreprises d’encourager les jeunes à poursuivre leurs études.

Le Conseil du patronat du Québec partage les constats de la Fédération.

L'essentiel, c'est que les jeunes aillent chercher des formations. Ça prend des diplômes. Avec les diplômes, ils peuvent avoir accès à de meilleurs emplois, à une meilleure rémunération. C'est mieux pour la société, affirme le président et chef de la direction du Conseil du patronat, Karl Blackburn.

Bernard Tremblay convient aussi que les cégeps ont un rôle à jouer en rendant leurs installations plus attrayantes et leurs programmes plus flexibles pour donner le goût aux jeunes de poursuivre leurs études.

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