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Le quartier Saint-Roch veut éradiquer le « marché ouvert de la drogue »

Un homme avec une barbe et un veston est debout dehors.

Louis H. Campagna, le président du conseil de quartier de Saint-Roch.

Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe

Audrey-Maude Vézina

Le conseil de quartier de Saint-Roch demande à la Ville de Québec d'agir pour enrayer ce qu'il qualifie de « marché ouvert de la drogue ». Selon lui, le nœud du problème n'est pas tant l'itinérance que les transactions de drogues qui se déroulent dans les espaces publics.

Louis H. Campagna, président du conseil de quartier de Saint-Roch, indique que les instances municipales, les organismes, les résidents et les gens d'affaires sont dans l’impasse en ce qui concerne le Carré Lépine, terrain voisin de Lauberivière.

Ce secteur fait régulièrement l’objet de doléances de la part de citoyens qui se plaignent de l’insécurité.

C'est comme si on ne savait pas trop par quel bout prendre ça, alors le réflexe qu'on a eu au conseil de quartier, on a créé un groupe de travail qui a fait une recherche, on se documente.

Le groupe s’est inspiré d’une étude de 2014 conduite dans cinq villes européennes, se basant sur le concept anglophone de l’open drug scene.

Ce phénomène désigne le rassemblement de personnes qui achètent, consomment où vendent des stupéfiants à la vue du public.

L’environnement dans lequel se déroulent les transactions est aussi observé ainsi que les activités destinées à payer la consommation de drogue, telles que le vol ou la prostitution, indique M. Campagna, précisant que ces lieux sont souvent associés à d’importants enjeux de santé mentale.

Une perspective bien accueillie

L’approche proposée à travers cette nouvelle perspective ne cible pas les individus, mais plutôt les comportements qui attaquent la qualité de vie, sans pour autant compromettre l'humanité des personnes.

Éric Boulay, directeur général de Lauberivière accueille favorablement cette proposition. Il salue l'approche citoyenne et une idée qui se veut rassembleuse.

Deux autopatrouilles devant le bâtiment du refuge.

Les policiers sont souvent présents devant le refuge de Lauberivière dans le quartier Saint-Roch.

Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe

Jamie Kate Woo, copropriétaire du restaurant Wok n' Roll, dit attendre depuis longtemps une telle approche. C'est notre vision, notre façon qu'on voyait les choses [...] C'est bon d'avoir finalement des mots à la situation.

Elle interpelle l'administration Marchand pour que ce problème devienne prioritaire. On voit que quand Marchand met des choses en priorité, ça avance. La ville est en construction à la grandeur, c'est une priorité, mais il faut que les citoyens, puis les êtres humains de sa ville soient aussi une priorité.

Stéphane LeBlond, syndic autorisé en insolvabilité, travaille dans Saint-Roch depuis 45 ans. Il considère qu’avec la nouvelle approche, le monde va faire un petit peu plus d'efforts, mais il va faire plus de consensus aussi pour arriver à une solution qui serait plus vivable que ce qu'on vit depuis mars 2021, qui est le pire qu'on peut vivre. J'ose espérer que c'est un pas en avant.

Le conseil de quartier de Saint-Roch fera parvenir une lettre officielle au conseil municipal et souhaite qu'à la veille d'une élection provinciale, la Ville interpelle les partis politiques afin qu'elle l'aide à faire face à cette situation.

Avec les informations de Louis-Simon Lapointe

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