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Au Manitoba, le foin est abondant et de bonne qualité malgré la pluie

Des meules de foin dans un champ.

Le foin est arrivé tardivement cette année, mais il a poussé en abondance.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Après deux années de sécheresse, le Manitoba a connu une saison très humide qui a été favorable aux agriculteurs. Le foin qui avait manqué l’été dernier a poussé en abondance cette saison.

Il y a beaucoup de foin, d'herbe et de pâturages, ce qui est formidable par rapport à l'année dernière, affirme le directeur général de Manitoba Beef Producers, Carson Callum.

Il ajoute que cela n’a pas été facile d'arriver à ce résultat. Il a fallu s'accommoder de la pluie qui a retardé les semences, ce qui a eu des conséquences.

La récolte a commencé trois semaines plus tard que d’habitude parce que les plantes ont mis du temps à pousser à cause du printemps froid, explique le producteur laitier Raymond Pelletier. Mais la qualité est tout de même bonne pour le fourrage.

En temps normal, les agriculteurs réalisent entre deux et trois coupes par saison, comme l'explique Raymond Pelletier. Cette année, ce dernier est bien parti pour en faire au moins trois.

L’an passé, j’en ai fait trois aussi, mais je n’ai récolté que 60 % de ce qui pousse normalement.

Les quantités abondantes de récoltes sont les bienvenues après l’hiver difficile qu’ont connu les éleveurs de bétail. Ils sont nombreux à avoir dû se départir de certaines de leurs bêtes, parce qu'il n'y avait pas assez de fourrage pour les nourrir.

Beaucoup de producteurs se sont tournés vers des options qu’ils n’auraient jamais envisagées avant pour nourrir leurs troupeaux, comme les cultures transformées ou endommagées, raconte Carson Callum.

des vaches dans une étable.

Raymond Pelletier a 285 bêtes dont 150 vaches.

Photo : Radio-Canada

De son côté, Raymond Pelletier a besoin de 200 tonnes de foin par mois pour nourrir son bétail. Cette saison, il ne lui restait plus que 10 jours de nourriture en réserve lorsqu'il a enfin pu faire la première coupe dans ses champs.

Beaucoup de foin, mais un accès difficile

Les éleveurs ne sont tout de même pas tirés d’affaire, selon Carson Callum. Oui, la situation est meilleure, mais il reste des défis à surmonter.

L’obstacle le plus important est l’accès difficile aux terres en raison des précipitations régulières.

« Soit les terres sont inondées, soit elles sont trop collantes pour qu’un tracteur puisse rouler dessus. »

— Une citation de  Carson Callum, directeur général de Manitoba Beef Producers

Cette situation oblige les agriculteurs à agir rapidement quand les sols deviennent assez secs pour être praticables de crainte qu'il y ait de nouvelles averses.

J’espère que septembre sera moins mouillé, mais chaud, dit Raymond Pelletier, qui pourrait envisager une quatrième récolte de foin, si la météo le permet.

Il faut que les agriculteurs aient accès à tous les champs pour que les récoltes soient suffisantes pour qu’on puisse stocker la nourriture pour l’hiver, conclut-il.

Avec les informations de Jérémie Bergeron et Anne-Charlotte Carignan

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