•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Google diffusera des publicités vidéo pour éduquer les gens sur la désinformation

Une femme utilise le moteur de recherche Google sur une tablette numérique.

Les vidéos de Google seront diffusées sur les réseaux sociaux dans certains pays ciblés.

Photo : Getty Images / Ivanko_Brnjakovic

Radio-Canada

Instruire les internautes sur la désinformation avec une publicité vidéo, un pari audacieux? Pas selon Google, qui vient de réaliser une étude en collaboration avec l’Université Cambridge démontrant que les vidéos pouvaient améliorer la capacité des gens à reconnaître les contenus manipulateurs.

L’étude est encourageante pour les personnes qui travaillent à améliorer l’écosystème de l’information en ligne et présente des découvertes excitantes, d’après Google. Elle montre notamment que les réseaux sociaux peuvent participer activement à la lutte contre la désinformation.

La recherche, fondée sur un domaine d’étude en développement appelé prémystification (prebunking), s’intéresse aux façons dont la désinformation peut être démystifiée en amont, en détaillant son fonctionnement et ses rouages au public avant qu’il n’y soit exposé.

La série de vidéos informe les internautes sur les tactiques couramment utilisées pour diffuser de fausses informations, telles que l’emploi de boucs émissaires, la fausse dichotomie ou les appels à l’émotion.

Des résultats prometteurs

Dans le cadre de l’étude, des publicités éducatives ont été diffusées auprès de 5,4 millions de personnes, dont 22 000 ont été interrogées par la suite. Les scientifiques ont d’abord testé les vidéos dans des conditions contrôlées en laboratoire, avant de les montrer à des millions de personnes sur YouTube.

Les responsables de l’étude ont observé chez les répondants et les répondantes de meilleures capacités à repérer les techniques de désinformation, à bien distinguer les contenus fiables et à décider de partager ou non des contenus.

Les résultats suggèrent que les courtes vidéos peuvent ainsi inciter les adeptes de réseaux sociaux à être plus critiques à l’égard des informations auxquelles elles et ils sont exposés.

De futures études tenteront d’évaluer si les effets des capsules pourraient perdurer.

Pour le moment, les vidéos s’attaquant aux dangers des contenus trompeurs seront relayées sur YouTube, TikTok, Twitter et Facebook en Slovaquie, en République tchèque et en Pologne, notamment afin de lutter contre les fausses nouvelles liées aux réfugiées et réfugiés ukrainiens.

Avec les informations de BBC et The Verge.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !