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1000 apprentis gendarmes sous la loupe des chercheurs pour une étude sur les traumatismes

Des cadets de la Gendarmerie royale du Canada au centre formation de Regina.

Le public ne sera exposé qu’à une poignée d’évènements traumatiques au cours de sa vie, alors que les travailleurs de la sécurité publique en vivront des centaines, voire des milliers.

Photo : Reuters / Valerie Zink

Radio-Canada

Une étude saskatchewanaise se penche sur les façons dont on apprend aux cadets de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à éviter les traumatismes dans l'exercice de leurs fonctions.

L'Université de Regina et la GRC font équipe pour cette étude qui évaluera les cas de près de 1000 cadets. Ces derniers fourniront des données recueillies depuis leur recrutement jusqu'au terme de leur cinquième année en poste. L'étude pourrait s'étendre sur 10 ans et suivra les mêmes individus du début à la fin.

Professeur de psychiatrie à l'Université de Regina, Nicholas Carleton est responsable de cette étude sur laquelle il travaille depuis 2015. Selon lui, la méthode qui consiste à évaluer les conséquences des traumatismes après coup est inefficace et intenable.

Or, d'un autre côté, les méthodes préventives n'ont jamais été soumises à une évaluation.

Il existe près de 300 programmes différents offerts à ce sujet, explique-t-il : Seule une poignée est appuyée par des données de recherche.

L'étude permettra de mesurer l'efficacité des méthodes en les évaluant sur le terrain.

Les données colligées aux premiers jours de l'étude font présentement l'objet d'une révision par les pairs.

Nicholas Carleton indique que si, d'ordinaire, le grand public n'est exposé qu’à un petit nombre d’évènements traumatiques au cours de sa vie, les travailleurs de la sécurité publique en vivront des centaines, voire des milliers.

Selon Nicholas Carleton, il est possible que les résultats soient un jour utilisés pour protéger les agents de police, les pompiers, les ambulanciers et d'autres membres du personnel de la sécurité publique partout dans le monde. À sa connaissance, il s'agit de la plus vaste étude jamais menée sur la police.

Le recrutement pour l'étude s'est achevé en juin dernier. Selon un instructeur de la GRC, le caporal Sean O'Keefe, bien que l'étude commence à peine, des effets positifs sont déjà ressentis. En effet, on peut noter une plus grande ouverture à discuter de santé mentale autour de lui.

Avec les informations de Patrick Book

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