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Toujours pas de date pour les traitements de radiothérapie à Rouyn-Noranda

Le centre régional de radio-oncologie a été construit à côté de l'Hôpital de Rouyn-Noranda.

Le centre régional de radio-oncologie de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) n’avance aucune date pour le début des services de radiothérapie dans la région.

Le Centre de radio-oncologie accueille les patients qui ont besoin de traitements de chimiothérapie depuis plus de quatre mois, mais les délais se multiplient pour l’ouverture du service de radiothérapie.

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue avait déjà confirmé l’embauche de trois des cinq technologues spécialisés en radio-oncologie. Le personnel manquant n’a toujours pas été trouvé.

C’est certain qu’on est encore en négatif au niveau des technologues que nous avons réussi à embaucher. Par contre, on regarde autant à l’international que dans les autres provinces. On cherche vraiment à les embaucher. On regarde avec le CUSM [Centre universitaire de santé McGill] pour faire des ententes de services, explique Evelyne Grenier-Ouimette, directrice générale adjointe des programmes santé physique généraux et spécialisés et directrice des soins infirmiers au CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue.

Un homme et une femme devant le nouvel appareil de radiothérapie à Rouyn-Noranda.

Audrey Cotton, cheffe de service en oncologie régionale, et Georges Makdessi, le physicien responsable du centre, devant le nouvel appareil de radiothérapie à Rouyn-Noranda. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Evelyne Grenier-Ouimette précise que l’objectif est d’ouvrir le Centre sans rupture de services.

Il y a plusieurs dates qui ont circulé. Le mois de septembre était une des dates. Par contre, malheureusement, pour le moment, ce n’est pas possible de m’engager à préciser une date d’ouverture. On veut vous assurer qu’on fait tous les efforts pour s’assurer d’ouvrir ce service qui est quand même très complexe, a affirmé Mme Grenier-Ouimette à l’émission Ça vaut le retour.

Le président de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Abitibi-Témiscamingue, André Vaillancourt, espère que des annonces soient faites prochainement.

« C’est sûr qu’il faut qu’il y ait quelque chose de fait rapidement pour partir ça parce que ç'a coûté au bas mot 50 millions de dollars. Donc, il faut que ça rapporte aux gens de notre région, évidemment. »

— Une citation de  André Vaillancourt

Il reconnaît aussi que beaucoup d’efforts sont déployés de la part du CISSS-AT pour recruter la main-d'œuvre spécialisée.

Il va falloir que la communauté puisse donner un coup de main. On regarde ce qu’il se passe du côté de Rouyn-Noranda avec la Fonderie Horne. C’est un autre dossier, vous allez me dire, mais en même temps, je crois que les entreprises au niveau de l'Abitibi-Témiscamingue devraient contribuer au système de santé pour faire en sorte qu’il puisse avoir plus de sous afin de pouvoir attirer plus de spécialistes en région, ajoute-t-il.

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue souligne que les discussions avec le ministère de la Santé sont positives et devraient permettre de cibler des leviers supplémentaires pour permettre l’embauche de professionnels.

Des patients transférés à Montréal

Le nouveau scan du centre de radio-oncologie de Rouyn-Noranda.

Un scan à la disposition des technologues en radio-oncologie. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

C’est aussi le manque de technologues spécialisés en radiothérapie qui explique la diminution de services au Centre de cancérologie de l’Outaouais. Depuis mardi, les nouveaux patients de l’Abitibi-Témiscamingue sont redirigés vers le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), à Montréal.

Nos collègues nous disent que c’est vraiment suite à des départs inattendus et non contrôlables de leur côté de technologues en radiothérapie. Les gens ont quitté leur emploi soit pour un autre emploi, soit pour un congé maternité, qui est évidemment plus prévisible, soit pour un congé maladie aussi. Vraiment, ils se sont retrouvés à environ près 60 % de leur capacité, signale Evelyne Grenier-Ouimette.

Selon les estimations, quatre à cinq personnes de la région par semaine pourraient être dirigées vers Montréal pour entreprendre des traitements. Questionné sur ce corridor de service, le CISSS-AT indique qu’il sera d’une durée indéterminée.

C’est vraiment très déplorable. On sait que ces technologues ont traversé en Ontario, selon l’information que j’ai eue. C’est pour avoir de meilleurs salaires ou de meilleures conditions de travail, à mon avis. Le CISSS-AT et même le gouvernement du Québec doivent mettre tout l’effort nécessaire afin de pouvoir garder leur monde en place, avance André Vaillancourt, président de l’APTS en Abitibi-Témiscamingue.

De l'hébergement disponible

Pour Marco Décelles, directeur général de la Fondation québécoise du cancer, le traitement du patient dans les délais prescrits est prioritaire.

Les patients qui sont actuellement traités à Gatineau vont terminer leurs traitements à Gatineau, [sinon] ç'aurait été complètement inacceptable, dit-il. [...] Pour nous, la priorité est que les patients doivent recevoir leurs traitements en temps opportun et c’est ce qu’ils vont recevoir dans la connaissance que nous avons présentement du dossier.

M. Décelles rappelle que des patients atteints de cancer étaient déjà dirigés vers Montréal.

On reçoit déjà à Montréal, dans notre établissement [d’hébergement], 15 à 20 % de personnes qui habitent l’Abitibi-Témiscamingue. Pour nous, on va en recevoir un peu plus dans une région qu’une autre, mais on va s’occuper de ces gens-là toujours aussi bien dans le quotidien et on va faire en sorte qu’ils se sentent autant chez eux à Gatineau qu’à Montréal, assure-t-il.

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