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COVID-19 : 5 Manitobains admettent avoir enfreint les restrictions sanitaires

Tobias Tissen, a sa sortie du tribunal de Winnipeg, le mercredi 24 août 2022.

Le pasteur Tobias Tissen, à sa sortie du tribunal de Winnipeg, le mercredi 24 août 2022. Il a été condamné avec quatre autres Manitobains pour avoir enfreint des restrictions sanitaires liées à la COVID-19 en 2020 et 2021.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

Cinq Manitobains ont reconnu avoir enfreint à plusieurs reprises les ordonnances de santé publique relatives à la COVID-19 en 2020 et en 2021. Mis à l'amende, ils attendent la décision d'une juge relativement à leur recours.

Mercredi, la juge de la Cour provinciale Victoria Cornick a entendu la version des faits de la défense de Tobias Tissen, Todd McDougall, Sharon Vickner, Patrick Allard et Gerald Bohemier.

Les cinq accusés ont admis avoir enfreint les restrictions sanitaires en assistant à des rassemblements publics en 2020 et en 2021.

Les cinq personnes ont mis un point d'honneur à violer les ordres [de santé publique] de manière très publique, a déclaré l'avocat de la Couronne Shaun Sass.

Ils ont encouragé les autres à assister [aux événements] et à enfreindre la loi.

Tobias Tissen est un pasteur de l’église Church of God Restoration, située dans la municipalité de Hanover, qui a défié les ordonnances à plusieurs reprises. Il faisait partie du groupe de plusieurs églises qui ont perdu une contestation judiciaire l'an dernier affirmant que les restrictions sanitaires du Manitoba, qui empêchaient la tenue de service religieux, étaient contre la Charte canadienne des droits et libertés.

Patrick Allard a organisé des manifestations contre les masques et dirigé le groupe Facebook Manitoba Together, un groupe qui adhère à des messages de liberté d'expression et de liberté de choix. Il avait présenté sa candidature dans la circonscription de Fort Whyte lors de l'élection partielle qui a eu lieu au mois de mars.

La Couronne affirme que ces personnes ont non seulement enfreint à plusieurs reprises les ordonnances sanitaires, mais qu'elles ont aussi organisé des événements et pris la parole en encourageant d’autres personnes à adopter le même comportement. Ce, après avoir reçu des amendes, indique M. Sass.

La distribution répétée de contraventions n'a absolument rien fait pour dissuader ces délinquants.

Après que les infractions, d'une valeur de 1296 $ chacune, ont continué à s'accumuler, la police a arrêté les cinq personnes.

La Couronne réclame une amende variant entre 18 000 $ à 42 000 $, selon leur nombre d'infractions, en plus de devoir payer les frais de justice et des frais supplémentaires.

Patrick Allard et Todd McDougall prévoient de faire appel de cette décision afin de contester les prescriptions sanitaires en vertu de Charte canadienne des droits et libertés.

Les avocats de la défense croient que les amendes proposées par la Couronne sont indûment sévères et trop lourdes. Ils ont demandé à la juge d'imposer une réprimande, qui n'entraînerait aucune amende.

Ils n'étaient pas en train de casser des fenêtres. Ils n'ont pas fait d'émeute dans les rues. Mes clients ont protesté pour une cause en laquelle ils croyaient, estime Alex Steigerwald, qui représente quatre des cinq accusés.

Ces derniers ont mentionné à la cour qu'ils ont déjà été punis pour leurs actions. Deux d'entre eux ont affirmé avoir perdu leur emploi.

Quant à M. Bohemier, âgé de 72 ans, il a fait valoir que le stress a nui à sa santé.

Ils ont été en détention après leur arrestation et libérés sous conditions.

Nous avons rejeté pacifiquement et publiquement les excès du gouvernement, a lancé Sharon Vickner.

La juge Cornick a dit qu'elle rendrait sa décision sur la sentence jeudi matin.

Avec les informations de La Presse canadienne

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