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L’Alberta n’aura peut-être pas sa place dans le marché européen de l’énergie

Trois citernes qui dégagent des nuages de fumée.

L'Alberta exporte actuellement la majorité de son gaz naturel aux États-Unis.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Au lendemain de la signature d'une entente sur l’énergie hydrogène entre le Canada et l'Allemagne et au moment où l'approvisionnement de l'Europe en gaz naturel russe est mis à mal, des experts de l'industrie de l'énergie se demandent si l'Alberta pourra tirer son épingle du jeu.

L’Allemagne reconnaît qu'elle a besoin de gaz naturel dans l’immédiat. Nous voulons vraiment que le Canada exporte plus [de gaz naturel liquéfié, GNL] en Europe, a dit Olaf Scholz, le chancelier allemand, en entrevue avec l'animatrice de l'émission Powers & Politics de CBC, Vassy Kapelos, mardi.

Toutefois, les capacités limitées d’importation du pays européen et d'exportation du Canada refroidissent le chancelier allemand, d'autant plus qu'il semble y avoir très peu d’appétit pour l'ajout des infrastructures nécessaires à l'augmentation des échanges.

Olaf Sholz estime qu’il n’y a aucune analyse de rentabilité actuellement pour soutenir un tel projet, et le premier ministre Justin Trudeau pense qu’il s’agit d’une entreprise chère et présentant très peu d’avantages, notamment en raison du virage européen vers les énergies renouvelables.

Le ministre associé à l'électricité et au gaz naturel albertain, Dale Nally, a une vision différente de la position du Canada et de l’Alberta dans ce dossier.

Il y a clairement un intérêt à augmenter l’accès au marché du GNL canadien sur la côte est, dit le ministre associé dans une déclaration. Ne pas l’admettre est un autre exemple du gouvernement fédéral qui refuse d’agir dans l'intérêt des Albertains, des Canadiens et du monde entier.

La vision de l’Allemagne

Outre l'approvisionnement direct en énergie, le gaz naturel peut avoir un rôle à jouer dans le développement du marché de l'hydrogène. Par contre, la production d’hydrogène bleu de l’Ouest ne répond pas nécessairement au désir d’hydrogène dit vert de l’Allemagne.

Le professeur et expert de la question de l'hydrogène Amit Kumar, de la Faculté d’ingénierie de l’Université de l'Alberta, admet qu’il existe des barrières importantes pour l’Alberta dans ce secteur.

Même à long terme, l’hydrogène n’est pas une solution magique pour la transition énergétique.

Il faut garder en tête qu’il existe beaucoup d’options pour la décarbonisation - et l’hydrogène en fait partie - et nous devons initialement faire la transition avec ce qui est disponible sur le plan commercial et moins cher, explique-t-il.

C’est une solution de rechange au gaz naturel, ajoute Amit Kumar. De mon point de vue, cela fait partie du plan de décarbonisation du système énergétique albertain à long terme, mais ce sera une option parmi d'autres.

Les couleurs de l'hydrogène

Le marché de l'hydrogène a élaboré un code de couleurs pour définir comment il est produit.

  • Gris : produit à partir d'énergies fossiles sans captage de carbone
  • Bleu : produit à partir d'énergies fossiles avec captage de carbone
  • Vert : produit à partir de l'eau par électrolyse à l'aide d'énergie de source renouvelable
  • Nucléaire : produit à partir de l'eau par électrolyse ou chauffage à l'énergie nucléaire

Source : Stratégie canadienne pour l'hydrogène (Nouvelle fenêtre), Ressources naturelles Canada

Avec les informations de Tom Ross

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