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Les zoos canadiens n’échappent pas à l’inflation

Singe au Zoo de Calgary en août 2022.

D’avril 2021 à avril 2022, le prix des aliments a augmenté de 9,7 %, selon Statistique Canada.

Photo : Radio-Canada / Mark Matilus

Les zoos du Canada sont frappés de plein fouet par l’inflation, notamment par la hausse du prix des aliments et des coûts liés aux transports, mais le bien-être des animaux n’est pas touché, affirment des spécialistes.

C’est difficile pour tout le monde, si cela touche une autre industrie, cela nous concerne [aussi], lance Jim Facette, directeur général de l’Association des aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC).

Selon lui, presque tous les coûts des zoos ont augmenté.

Jim Facette, directeur général de l’Association des aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC) en août 2022.

Même si les coûts pour nourrir les animaux ont augmenté, leur bien-être et leur santé ne sont pas touchés par la hausse des prix, assure Jim Facette, directeur général de l’Association des aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC).

Photo : Radio-Canada

Alison Archambault, directrice de la marque et de l'engagement au Zoo de Calgary, est du même avis.

Elle souligne la hausse des coûts de déplacements des équipes de maintenance, des camps d'été et des différents programmes du zoo ainsi que le salaire des employés.

La nourriture coûte également plus cher, car les animaux mangent les mêmes aliments que nous. Or, selon Statistique Canada, le prix des aliments a augmenté de 9,7 % entre avril 2021 et avril 2022.

Le prix des fruits frais a augmenté de 10 %, celui des légumes frais, de 8,2 %, et celui de la viande, de 10,1 %, au cours de la même période.

Alison Archambault, directrice de la marque et de l'engagement au Zoo de Calgary, en août 2022.

Alison Archambault, directrice de la marque et de l'engagement au Zoo de Calgary, rappelle que les animaux mangent la même nourriture que les humains.

Photo : Radio-Canada / William Hamelin

« Tous nos animaux apprécient une nourriture de très haute qualité. Que ce soit pour les animaux qui aiment les protéines animales ou pour ceux qui savourent les fruits et légumes, nous avons constaté une augmentation des coûts à tous les niveaux. »

— Une citation de  Alison Archambault, directrice de la marque et de l'engagement au Zoo de Calgary

Nos beaux gorilles des plaines de l’Ouest adorent la laitue romaine, le coût de ces produits augmente, cite-t-elle en exemple.

Alison Archambault ajoute que le coût des soins médicaux et des médicaments a également explosé.

Elle précise que le soutien financier des membres et des donateurs les aide énormément : Nous sommes vraiment reconnaissants pour le soutien des organisations qui nous ont aidés par des dons, comme les épiceries de la communauté.

Jim Facette fait remarquer que l’inflation a également eu un impact sur le tourisme.

Les familles vont prendre la décision de ne pas voyager parce que cela coûte plus cher, explique-t-il, soulignant que beaucoup moins de touristes étrangers visitent les zoos canadiens cette année.

Selon lui, certains parcs, surtout les zoos privés, ont dû augmenter leurs tarifs ce qui pourrait également avoir freiné certains visiteurs.

Il note cependant que le nombre de visiteurs se rapproche des niveaux prépandémiques.

Des marges extrêmement minces

Selon Jim Facette, plusieurs zoos ont survécu à la pandémie grâce à des subventions gouvernementales.

Pour sa part, l’Alberta Birds of Prey Foundation, une organisation qui porte secours aux oiseaux de proie à Coaldale, n’a pas reçu de fonds pour l’aider à continuer ses opérations dans les dernières années.

Nous sommes une organisation caritative et à but non lucratif, nous ne recevons aucune subvention gouvernementale, alors le fait de devoir faire face aux conséquences de la pandémie et de la grippe aviaire cette année, et maintenant à l'inflation, est extrêmement difficile pour notre organisation sur le plan financier, affirme Colin Weir, le directeur général du centre.

Il explique que l’augmentation du prix de l’essence notamment a eu un grand impact puisque l’organisme voyage à travers la province pour porter secours à des oiseaux blessés.

Le prix des assurances et du matériel de construction dont ils ont besoin pour construire les installations pour les oiseaux a également augmenté, souligne-t-il.

On roule sur des marges extrêmement minces en ce moment [...] nous devons également puiser dans certaines de nos économies qui étaient réservées aux projets d'investissement, dit-il, soulignant que certains projets ont dû être mis de côté.

Colin Weir se considère toutefois chanceux de pouvoir compter sur l’aide des bénévoles et des dons du public pour la majorité de la nourriture des oiseaux.

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