•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Crise du logement : des universités cherchent des solutions pour loger les étudiants

Une chambre dans une résidence de SFU à Burnaby.

De nombreux étudiants peinent à se trouver un logement alors que la rentrée scolaire approche à grands pas (archives).

Photo : SFU

À quelques semaines de la rentrée scolaire, des étudiants ont du mal à trouver un logement, autant au Nouveau-Brunswick qu'à l'Île-du-Prince-Édouard. Des établissements postsecondaires lancent un appel à la communauté afin de trouver des gens qui seraient prêts à accueillir des étudiants.

L'Université de Moncton a lancé un appel à tous, mardi après-midi sur les médias sociaux, afin de trouver des gens prêts à louer une chambre dans leur demeure, devant la crise du logement à laquelle fait face la région.

On indique que plusieurs étudiants se retrouvent sans logement pour la prochaine session universitaire, alors que les logements universitaires et les appartements étudiants près du campus sont pleins.

L'université cherche même des gens qui sont prêts à accueillir des étudiants temporairement jusqu'à ce qu'ils se trouvent un autre logement dans la région.

Ne venez pas si vous n'avez pas de logement, dit-on à l'Î.-P.-É.

Cette situation n'est pas unique à Moncton. L'Île-du-Prince-Édouard est aussi aux prises avec une grave crise du logement.

À l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI), à Charlottetown, on déconseille même aux étudiants étrangers de venir au Canada sans avoir au moins un logement temporaire où déposer leurs valises.

« Avant de venir ici, assurez-vous d’avoir un logement convenable. »

— Une citation de  Jerry Wong, directeur du bureau du recrutement et des étudiants étrangers de l'UPEI
Jerry Wong pose pour la photo dans son bureau.

Directeur du bureau du recrutement et des étudiants étrangers de l'UPEI, Jerry Wong et son équipe orientent les étudiants dans leur recherche de logement.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Le directeur du bureau du recrutement et des étudiants étrangers Jerry Wong reconnaît que trouver un logement n’est pas une tâche facile pour les étudiants qui arrivent dans la province à l’heure actuelle.

Plus de 300 étudiants de l'UPEI provenant de l’extérieur du pays doivent arriver à l’île cet automne.

Si vous venez sans logement, c’est très difficile. Les hôtels sont chers, et nous ne voulons pas que les étudiants regrettent leur décision, s’ils ne trouvent pas un lieu pour s’installer, précise-t-il.

Stress et découragement

Environ 400 personnes se trouvent déjà sur la liste d’attente pour une place en résidence dans cette université à Charlottetown.

Il est certain qu’il y a du stress et du découragement, affirme Laura O’Laney, responsable des résidences étudiantes à l'UPEI.

Laura O’Laney pose pour la photo dans son bureau.

Laura O’Laney est directrice par intérim au service à la vie étudiante de l'UPEI et responsable des résidences universitaires.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Les trois résidences universitaires comptent 444 lits, dont la grande majorité, soit 67 %, seront utilisées par de nouveaux étudiants.

Selon Laura O'Laney, la demande de logement est plus forte cette année qu'au cours des deux dernières années de pandémie.

Avec la COVID, nous avons eu plusieurs appartements des résidences qui étaient vides. Maintenant, on revient à une période de demande accrue, explique-t-elle.

La façade d'une des résidences de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

L'une des résidences de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

L’Université de l’Île-du-Prince-Édouard finalise la construction d’une nouvelle résidente avec 260 lits, mais l’ouverture n’est prévue que pour l’automne 2023.

À Wellington, au Collège de l’Île, le seul établissement postsecondaire francophone de la province, environ une trentaine d'étudiants est à la recherche d’un logement.

« C’est de plus en plus difficile pour l’ensemble des étudiants de toutes les institutions confondues de trouver du logement. »

— Une citation de  Florian Enjalbal, coordonnateur de l’engagement étudiant, Collège de l’Île

Cet établissement postsecondaire francophone ne compte pas de résidence étudiante.

La présidente par intérim du collège, Colleen Soltermann, rêve de construire un tel bâtiment pour ses étudiants à Summerside.

Cela nous donnerait des installations de qualité pour répondre aux besoins des étudiants du collège, et cela assurerait un espace où les étudiants peuvent vivre en français, explique la présidente.

Un échéancier pour ce projet n’a néanmoins pas été défini.

Colleen Soltermann.

La présidente par intérim du collège, Colleen Soltermann, rêve de construire une résidence pour ses étudiants (archives).

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

De l’aide aux étudiants

Une équipe de sept conseillers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard tente d’aider les étudiants à trouver un lieu pour déposer leurs valises.

Laura O’Laney demande à la communauté de s’inscrire au programme d’accueil d'étudiants de l’université.

Ce programme permet aux familles de Prince-Édouardiens d’accueillir chez eux un étudiant universitaire.

Une affiche avec des mots de soutien aux étudiants.

Le bureau du recrutement et des étudiants étrangers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard maintient le contact avec les étudiants par courriel et par des séances d'information en ligne.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

L’université insulaire aurait besoin de 100 à 150 familles supplémentaires pour répondre à la demande.

J’espère que les gens nous contacteront et qu’ils nous aideront à trouver une place où ces étudiants pourront s’établir, précise Laura O’Laney.

Tout comme l'UPEI, le Collège de l’Île tente aussi de répertorier des logements à louer afin d’aider ses étudiants, selon Florian Enjalbal, le coordonnateur de l’engagement étudiant.

Je propose à toutes les personnes qui ont des logements disponibles pour la location de nous contacter, dit Florian Enjalbal.

Les loyers ont augmenté de 8 % l’an dernier, soit la plus forte hausse en dix ans dans la province, selon la Société d’hypothèques et du logement du Canada (SCHL).

Le taux d’inoccupation à l’île est de 1,5 % 2021, l’un des plus bas de l'Atlantique, selon la SCHL.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...