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La sous-traitance d’opérations saskatchewanaises à Calgary inquiète des chirurgiens locaux

Le chirurgien ramasse un instrument chirurgical sur le plateau. Le chirurgien se prépare pour la chirurgie en salle d'opération. Il est à l'hôpital.

Selon des médecins albertains, les ressources utilisées pour traiter les patients saskatchewanais à Calgary pourraient avoir un impact sur les délais d'attente en Alberta.

Photo : Getty Images / Morsa Images

Radio-Canada

Alors que la Saskatchewan se prépare à envoyer des patients en attente d’un remplacement du genou ou de la hanche à Calgary pour soulager ses listes d’attente, des chirurgiens albertains se disent inquiets des répercussions de la pratique sur la santé de leurs concitoyens.

Le ministre de la Santé de la Saskatchewan a annoncé, plus tôt cette semaine, s’être entendu temporairement avec une clinique privée de Calgary en vue d’opérer de 20 à 25 patients par mois. En vertu de cette entente, la province paie l’opération, mais pas le transport vers la métropole albertaine.

C’est une option qui sera offerte aux patients sur une base volontaire, explique l’Autorité de la santé de la Saskatchewan, qui refuse toutefois de nommer la clinique qui traitera ces patients tant que les détails de l’entente ne sont pas ficelés.

Je suis triste parce que c’est un acte de pur désespoir, déplore le Dr John Fernandes, un médecin de famille spécialisé en chirurgie à Calgary. Ce n’est absolument pas gérable. [...] Chaque Saskatchewanais traité prive potentiellement un Albertain d’une opération de ce genre.

Il souligne entre autres que la province est aussi aux prises avec de longues listes d’attente et qu’il doit régulièrement envoyer des patients se faire opérer ailleurs qu’en Alberta.

L’Alberta savait que la Saskatchewan avait fait un appel d’offre pour sous-traiter des opérations, mais le ministère de la Santé ne savait pas qu’une clinique albertaine avait remporté ce contrat, explique le bureau du ministre de la Santé, Jason Copping.

Le ministère ajoute être en contact avec la province voisine à propos du déploiement de cette initiative.

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Dépanner le voisin quand les ressources sont limitées

Selon le Dr Anthony Gomes, le président de la section chirurgie générale de l’Association médicale de l’Alberta, les opérations réalisées dans les cliniques privées risquent de priver le secteur public de chirurgiens, d’infirmières et d’anesthésistes, ce qui pourrait avoir un impact sur les patients albertains.

Notre système n’a pas les ressources nécessaires pour gérer le nombre de patients qui ont besoin de ces chirurgies, soutient-il.

Tout comme la Saskatchewan, l’Alberta se tourne aussi vers le privé pour alléger ses listes d’attente, envoyant parfois des patients chercher des soins dans d’autres provinces.

Le Dr John Fernandes voit dans cette pratique une preuve qu’une réforme du système de santé s’impose.

Il faut penser et investir à long terme en pensant à ce dont les patients ont besoin, confirme pour sa part le Dr Gomes.

Avec les informations d’Elise von Scheel et de la Presse canadienne

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