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Archives

La disparition tragique de la princesse Diana

La princesse de Galles Lady Diana, souriante, en 1986.

La mort de la princesse Diana à l'âge de 36 ans dans un accident de voiture a provoqué une onde de choc dans le monde entier.

Photo : La Presse canadienne / RYAN REMIORZ

Radio-Canada

Il y a 25 ans, le 31 août 1997, Lady Diana Spencer perdait la vie dans un accident de voiture à Paris. Des reportages tirés de nos archives font le fil de cet événement tragique et du vibrant hommage rendu à celle qu’on surnommait la « princesse des cœurs ».

Le samedi 30 août 1997, l’animatrice Michèle Viroly annonce d’abord au Téléjournal de 22 h que la princesse Diana a été très grièvement blessée à Paris dans un accident de la route.

Son compagnon, le milliardaire égyptien Dodi Al-Fayed, ainsi que leur chauffeur ont été tués sur le coup.

L'animatrice Michèle Viroly annonce que la princesse Diana a été grièvement blessée dans un accident de voiture à Paris avec son compagnon Dodi Al Fayed.

Je sais qu'il est très tard en Europe et l'information ne filtre qu'au compte-gouttes, mais quels détails avez-vous sur cet accident?, demande l’animatrice au correspondant de Radio-Canada à Londres Don Murray.

Poursuivie par des paparazzi à moto, l'automobile qui transportait le couple un peu après minuit aurait percuté un pilier du tunnel sous le pont de l'Alma, explique le journaliste.

Quelques heures plus tard, on apprendra que la princesse de Galles a succombé à ses blessures après avoir été conduite à l’hôpital Pitié Salpêtrière de Paris.

Un accident qui suscite tristesse et colère

Reportage de la correspondante à Paris Céline Galipeau sur les circonstances de la mort de la princesse Diana et de son compagnon Dodi Al Fayed. Le bulletin de nouvelles est présenté par Michèle Viroly.

Un accident absurde a donc brisé le destin d'une belle jeune femme au regard si triste. C’est ainsi que l’animatrice Michèle Viroly ouvre le Téléjournal du 31 août 1997.

De Paris, la correspondante Céline Galipeau relate les circonstances entourant l'accident de voiture qui a causé la mort de Diana Spencer, 36 ans, et de son compagnon Dodi Al-Fayed, 42 ans.

Un amas de ferrailles avec sur le pare-brise une veste en lambeaux, voilà tout ce qui reste de l'accident, décrit-elle sur des images de la scène de l’accident. L'état de la Mercedes ne laisse aucun doute sur l’extrême violence de l'impact.

Plus d’une heure aura été nécessaire pour dégager de la voiture Lady Diana, dont la vie n’aura finalement pas pu être sauvée. Aux abords de l’hôpital qui l’a accueillie, des centaines de personnes viennent déposer des fleurs pour lui rendre un dernier hommage.

La correspondante de Paris parle d’un mélange de tristesse et de colère pour décrire la forte réaction dans la population à la mort de la princesse de Galles. Nombre de gens jugent responsables de la tragédie les chasseurs d’images qui la pourchassaient, prêts à tout pour monnayer des clichés.

Pendant dix-sept ans, ils l'auront suivie pas à pas, traquée dans ses moindres déplacements, déclare Céline Galipeau. Des paparazzi qui auront contribué à en faire une des plus grandes vedettes médiatiques au monde, mais qui, selon plusieurs, lui auront aussi coûté la vie.

Une nation en état de choc

Reportage du correspondant à Londres Don Murray sur l'onde de choc à la suite de la mort de la princesse Diana et le rapatriement de son corps au pays. Le bulletin de nouvelles est présenté par Michèle Viroly.

C'est en Angleterre que la disparition de la princesse Diana a été le plus cruellement ressentie, poursuit l’animatrice Michèle Viroly au Téléjournal du 31 août 1997.

De Londres, le correspondant Don Murray revient d’abord sur le rapatriement en Angleterre de la dépouille de Lady Diana, accompagné de cérémonies des deux côtés de La Manche.

Le deuil populaire est déjà vaste et intense, décrit-il alors que les Anglais se déplacent en masse pour se recueillir au palais de Buckingham et de Kensington, où elle a résidé avec le prince Charles.

« Ce peuple d'ordinaire réservé a pleuré la mort d'une femme que beaucoup d'entre eux ont considérée comme une amie. »

— Une citation de  Le correspondant Don Murray

En plus d’avoir bousculé l’image de la famille royale, Lady Di avait une capacité extraordinaire à toucher les gens. Un pouvoir que sa mort tragique n’a fait que magnifier, conclut le correspondant Don Murray dans son reportage.

Des funérailles suivies dans le monde entier

Reportages des correspondants Don Murray et Céline Galipeau sur les funérailles de la princesse Diana à Londres.

Des millions de personnes à Londres et deux milliards et demi de téléspectateurs à travers le monde ont accompagné Lady Diana jusqu'à l'abbaye de Westminster, où un dernier hommage lui a été rendu, annonce l’animatrice Michèle Viroly au Téléjournal du 6 septembre 1997.

« C'était le matin de la fin d'un conte de fées moderne. Un matin d'images et d'émotions puissantes. »

— Une citation de  Le correspondant Don Murray

De Londres, le correspondant Don Murray revient sur l’imposante cérémonie funéraire réunissant personnalités publiques et politiques, artistes et famille royale.

Le carrosse transportant le cercueil de Lady Diana part en matinée du palais de Kensington pour s'engager devant le palais de Buckingham, où la reine Élisabeth II s'incline sur son passage. Plus loin, William et Harry, les deux fils de la princesse, le prince Charles, le duc d'Édimbourg et le comte Spencer, frère de Diana, se joignent au cortège.

Ils ont rejoint la procession pour marcher derrière le cercueil, têtes baissées, visages fermés, jusqu'à l'abbaye de Westminster, décrit le journaliste.

Durant la cérémonie, l’émotion culmine au moment où le chanteur Elton John interprète la chanson Candle in The Wind qu’il a réécrite à la mémoire de Lady Di.

Le frère de Diana Spencer prononce quant à lui un éloge où il ne manque pas de critiquer le style de vie de la famille royale et le fait que sa sœur ait été si avidement pourchassée par la presse.

Puis, le long d'un parcours de 126 km, plus d’un million de personnes se massent pour suivre l'ultime voyage de Lady Diana, jetant des fleurs au passage du corbillard jusqu’à ce qu’elles en recouvrent complètement le toit.

Tout un peuple gagné par le frisson de ce que cette semaine aura provoqué, décrit la correspondante Céline Galipeau dans un second reportage. Tous unis dans une même douleur dans laquelle se mêlent toutes sortes de sentiments.

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