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Monique Jean et Esther Thibeault attendent l’appel pour aller vider leur maison à La Baie

Deux femmes posent dans une cour arrière.

Monique Jean et Esther Thibeault sont en attente de la démolition de leur maison à La Baie.

Photo : Radio-Canada / Julianne Gagnon

Radio-Canada

Les sinistrées Monique Jean et Esther Thibeault peuvent maintenant attendre avec sérénité l’appel des pompiers pour savoir quand elles pourront vider leur maison qui sera démolie à La Baie, car ces dames de 75 et 81 ans ont réussi à trouver une compagnie de déménagement qui arrivera au pied levé.

Selon les dernières indications qu’elles avaient reçues, elles pouvaient bénéficier d’une période allant jusqu’à 48 heures pour vider leur maison. La propriétaire de la première maison démolie n'avait eu que 30 minutes en raison du risque plus élevé.

C'est 23 ans de notre vie qu'on avait eu du plaisir à aménager. Et pour nous, on vient de tout perdre, a dit en chœur le couple lors d'une rencontre avec Radio-Canada vendredi.

Monique Jean et Esther Thibeault verront bientôt leur maison disparaître sous leurs yeux. Elles sont propriétaires de la cinquième résidence qui sera démolie à la suite du glissement de terrain survenu le 13 juin à La Baie.

La démolition de ces maisons fait partie des travaux qui visent à adoucir la pente.

Des maisons au loin près d'une pelle mécanique.

La maison d'Esther Thibeault et de Monique Jean (en haut à gauche) sera la cinquième maison à être démolie à La Baie.

Photo : Radio-Canada / Julianne Gagnon

Beaucoup, beaucoup d'incertitude, surtout au début, parce que nous ne savions pas qu'ils allaient détruire notre maison. Nous sortions juste pour quelques jours, s’est rappelée Monique Jean.

C'était notre lieu paisible où nous étions en sécurité, nous avions une vue extraordinaire. On pensait vivre nos dernières années en grande partie dans cette maison, a complété sa compagne.

Le couple ne sait pas quand les autorités lui donneront le feu vert pour entrer dans la maison une dernière fois afin de récupérer un maximum de biens.

Un déménageur répond présent

Il s’agit d’un grand bouleversement pour ces femmes, d’autant plus qu’elles ont eu de la difficulté à trouver une compagnie de déménagement, plusieurs ayant refusé de s'engager dans un tel projet.

Il n'y a pas grand monde qui acceptait ces contrats-là du fait qu’il n'y avait pas de date limite, a poursuivi Mme Thibeault.

Heureusement, un jeune entrepreneur s'est senti interpellé et a accepté de les aider.

La situation nous a touchés beaucoup. Nous, on en parlait au bureau lorsqu'il y avait ça aux nouvelles. Il n'y a personne qui trouve ça agréable de perdre sa maison, a raconté Maxime Lachance, actionnaire de Déménagement Avantage Blackburn, à Chicoutimi.

Malgré un horaire chargé et des problèmes en matière de personnel, l'entreprise Déménagement Avantage Blackburn est prête à reprogrammer certains de ses contrats et à se mobiliser lorsque le moment sera venu.

C'est vraiment un cas spécial et ça mérite des mesures spéciales. Mes employés sont au courant, ils savent que ça pourrait être un samedi, un dimanche. J'ai beaucoup de personnes en attente au cas où, a prévu Maxime Lachance. [...] Ce n'est rien pour nous autres. Moi, quand même, il faudrait que je fasse garder mon fils une journée et que je fasse six heures de déménagement de plus. On s’entend que ce n’est rien comparé à ce qu'ils vivent. Je pense que je peux prendre mon mal en patience sans problème. C'est surtout la satisfaction de l'avoir fait.

Il s’agit donc d’un casse-tête de moins pour ce couple, qui se prépare à encaisser le choc de perdre sa maison de rêve.

Ç’a été notre ange qui va venir s'occuper de nos affaires, a conclu Esther Thibeault au sujet de Maxime Lachance.

D’après un reportage de Julianne Gagnon

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