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Résistance du Nord-Ouest en 1885 : le maire de Toronto présente des excuses aux Métis

John Tory parle au podium pendant que des représentants de la Nation métisse l'écoutent.

John Tory s'est adressé au Ralliement national des Métis et à la Nation métisse de l'Ontario vendredi.

Photo : Kyle Burton/Nation métisse de l'Ontario

Radio-Canada

Le maire de Toronto a présenté des excuses officielles à la Nation métisse de l’Ontario (NMO) et au Ralliement national des Métis pour le rôle joué par la Ville dans l’intervention militaire contre la résistance du Nord-Ouest dans les années 1880.

En 1885, les forces militaires canadiennes ont été dépêchées dans ce qui est aujourd’hui la Saskatchewan pour mater la résistance métisse, menée par Louis Riel et Gabriel Dumont.

La Ville de Toronto, d’où sont partis des centaines de réservistes, leur a fourni du soutien en approvisionnant les troupes.

À leur retour, elle a organisé un défilé en l'honneur des soldats et leur a même fait ériger une statue, qui est toujours en place.

Le maire de Toronto, John Tory, s’en est excusé vendredi devant l’assemblée générale annuelle de la NMO.

« Toutes ces actions [...] ont contribué à créer un milieu hostile pour les Métis. Pour cela, au nom du conseil municipal et de la Ville de Toronto, je m’excuse de tout cœur. »

— Une citation de  John Tory, maire de Toronto

Il s’est une nouvelle fois engagé à mettre en œuvre le plan de vérité et réconciliation de la Ville.

Des plaies toujours vives

La résistance du Nord-Ouest, également connue sous le nom de résistance du Nord-Ouest, était un mouvement armé principalement mené par les Métis de l’ouest du Manitoba qui se sentaient vulnérables devant l’arrivée croissante des colons.

La bataille de Batoche, en mai 1885, s’est achevée par une défaite des Métis et de leurs alliés des Premières Nations. Elle a mené à la capture et à la pendaison de Louis Riel.

Des membres de familles se sont battus et ont perdu la vie dans cette bataille. Notre domicile familial a été réduit en cendres, raconte la présidente du Ralliement national des Métis, Cassidy Caron.

Dans son discours, John Tory a souligné que l’attitude de la Ville à l’issue du conflit a poussé les Métis de l’Ontario à se cacher et à vivre dans la peur.

Il y a encore des traces de ça aujourd’hui, affirme le président du conseil métis de Timmins, Pierre Lefebvre. On [entend] toujours que les Métis, c’étaient des traîtres.

Il s’est dit encouragé par les excuses du maire qui, selon lui, semblaient vraiment venir du cœur.

Margaret Froh écoute le discours parmi la foule.

Margaret Froh. présidente de la Nation métisse de l'Ontario, a aimé que le maire présente des excuses officielles.

Photo : Radio-Canada / Doug Husby

Appels à agir

Le discours du maire a été accueilli par des applaudissements vendredi, mais ce fut aussi une occasion pour certains de demander des gestes concrets.

Notre conseil local et les citoyens métis de la région de Toronto n’ont pas encore de lieu de rassemblement, pas même un endroit où afficher le texte des excuses que vous nous avez offertes aujourd’hui, a rappelé Suzanne Brunelle, une représentante de la NMO pour la région de Toronto-York.

Nous prenons à cœur les affirmations du maire, qui dit que la mise en œuvre [du plan de vérité et de réconciliation de Toronto] se fera en collaboration avec notre communauté, a déclaré la présidente de la Nation métisse de l’Ontario, Margaret Froh.

John Tory a assuré que les excuses qu’il a présentées constituent un début et non une fin des efforts de la Ville en ce sens.

Il s’est dit ouvert à discuter avec la communauté métisse de ce qu’il convient de faire avec le monument érigé en l’honneur des soldats qui se sont battus en 1885.

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