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Québec s’entend avec la Fédération des transporteurs par autobus

Un négociateur avait été nommé au dossier plus tôt cette semaine.

Des enfants montent dans un autobus scolaire.

Les chauffeurs d'autobus seront au rendez-vous pour la rentrée... à condition, bien sûr, que l'entente de principe conclue par leur Fédération avec Québec soit entérinée.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Radio-Canada

C'est un casse-tête de moins pour les parents à la veille de la rentrée scolaire : Québec et la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) ont conclu une entente de principe d'une durée de six ans, a fait savoir le gouvernement Legault vendredi après-midi par voie de communiqué.

Cet accord assure qu'un service de transport sera offert à l'ensemble des élèves pour la reprise des classes.

Le conseil d'administration de la FTA recommandera l'adoption de l'entente de principe à ses membres. D'ici le vote, le contenu de l'accord demeurera confidentiel. Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, affirme néanmoins que l'entente conclue propose des investissements significatifs.

Au Québec, ce sont les centres de services scolaires et les commissions scolaires qui sont responsables des négociations avec les différents transporteurs scolaires du Québec. Or, de nombreux contrats étaient échus depuis le 30 juin.

Un sprint à l'approche de la rentrée

Les négociations ayant été entamées dès le mois de mai, le gouvernement et la FTA étaient maintenant engagés dans un sprint de négociation. Malgré certaines avancées, la rentrée risquait d'être perturbée, notamment dans le Grand Montréal, dans la Capitale-Nationale, en Outaouais et dans l'Est-du-Québec.

Mercredi, le quart des contrats avec les transporteurs n'avaient pas encore été signés, ce qui risquait, selon la FTA, de pénaliser le transport scolaire d'au moins 300 000 élèves québécois.

La Fédération des centres de services scolaires était à ce point inquiète qu'elle se disait prête à déployer des mesures de contingence. Elle suggérait notamment que le transport en commun soit mis à profit ou que des services de garde soient offerts pour permettre aux parents de déposer leurs enfants et de revenir les chercher.

Des parents avaient également été avisés qu'ils devraient se trouver un plan B.

Encore et toujours l'inflation et la pénurie de main-d'œuvre

Un négociateur spécial, Me Claude Sauvageau, avait été nommé mercredi dans le but d'accélérer les négociations.

Celles-ci ont été teintées par divers enjeux qui affectent l'industrie du transport scolaire, dont l'inflation et la hausse des dépenses d'exploitation (particulièrement pour le carburant), la pénurie et la hausse des coûts touchant la main-d'œuvre ainsi que les ruptures de services, explique le gouvernement dans son communiqué.

Le Québec compte environ 11 000 chauffeurs d'autobus scolaires. Ceux-ci transportent plus de 550 000 élèves chaque jour sur près de 1 million de kilomètres au total.

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