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L’artiste peintre québécois Rio exposé à New York et à Montréal

L'artiste pose dans un endroit désertique devant une toile en feu.

Sébastien Rio, alias Rio, présente sa vision du jardin d'Éden 2.0 à New York et à Montréal au moyen de deux nouvelles collections.

Photo : Facebook/Rio artiste peinture

Radio-Canada

Des œuvres de l'artiste peintre Sébastien Rio, né à Sainte-Marcelline-de-Kildare, dans Lanaudière, seront exposées à New York vendredi soir au Somewhere Nowhere, situé sur le toit du Renaissance Chelsea Hotel. Il s’agit d’un premier vernissage dans la Grosse Pomme pour l’adepte de fresques monumentales, qui présentera également un vernissage exclusif au Ritz-Carlton de Montréal le 6 septembre.

Rio a le vent dans les voiles. L’artiste québécois vient tout juste de terminer les deux collections de toiles qu’il présentera à New York vendredi, puis à Montréal en septembre. Il a d’ailleurs passé les deux derniers mois à peindre de façon presque furieuse dans son atelier.

J’ai passé deux mois carrément cloîtré à l’atelier. Ça veut dire que si les amis appellent, c’est : "Je ne peux pas vous voir. Je ne peux pas aller au restaurant." Je me lève, je prends mon café, je déjeune et je passe la journée sur mes toiles, explique-t-il.

De l’horticulture à la peinture

Sébastien Rio, alias Rio, est né sur une fermette familiale à Sainte-Marcelline-de-Kildare, un village de quelque 2000 âmes, pas loin de Joliette. À la base, rien ne le prédestinait à parcourir les événements huppés avec ses toiles sous le bras.

J’ai appris très tôt à cultiver des plantes et tout ça, donc de base, j’étais censé devenir horticulteur. J’ai commencé mes cours en horticulture et j’ai réalisé que ce n’était pas nécessairement une passion. À l’école, je griffonnais beaucoup dans mes cahiers, j’avais vraiment envie de créer, explique-t-il.

Le jeune artiste en herbe a ensuite fait le pari de l’apprentissage autodidacte en évitant les écoles d’art et en se lançant à pieds joints dans le processus créatif. J’ai fait beaucoup d’erreurs avant de me rendre aux techniques que j’ai, mais ça donne quand même des œuvres uniques aujourd’hui, explique-t-il.

Les dangers de la peinture à l’huile

Il a décelé l'une de ces erreurs au bout de 10 ans : il s’agit de l’utilisation de la peinture à l’huile, qui est non seulement toxique, mais qui peut aussi prendre jusqu’à trois mois de séchage. Depuis qu’il a changé de médium pour l’acrylique au début de la pandémie de COVID-19, il affirme que sa productivité a explosé.

J’ai travaillé à l’huile pendant 10 ans, et je me suis rendu compte que ce n’était vraiment pas bon pour ma santé [...] Je suis très en forme, mais la Taltine et le plomb contenus dans la peinture à l’huile, ça entre dans les pores de la peau et on l’inhale aussi, explique-t-il.

Je sentais que je tirais de la patte. Il y avait quelque chose qui se passait, je ne me sentais pas bien, et ç'a vraiment changé du tout au tout quand j’ai arrêté.

L’acrylique, qui prend tout au plus de 12 à 24 h à sécher, lui a aussi permis de travailler par couches successives, une technique qui permet de créer des œuvres d’art beaucoup plus complexes. Sans compter l’énergie nouvelle que lui a procurée ce matériau moins nocif.

Ça a changé ma vie. C’est comme donner du feu à des hommes de Néandertal [...] Je suis à ma pleine forme et ça se ressent dans mes œuvres; ça devient très éclatant et mes idées sont plus claires.

Jardin d’Éden 2.0

Les œuvres que Rio présentera à New York et à Montréal – deux collections entièrement différentes – sont liées à une thématique basée sur le jardin d’Éden décrit dans la Genèse, mais avec une perspective du 21e siècle. Aux côtés des personnages humains, les animaux sont très présents sur ses toiles, souvent dans une composition qui renverse le schéma proie-prédateur.

On voit des personnages qui croient que tout leur appartient, mais derrière, on voit souvent des animaux qui se chamaillent à savoir qui va adopter l’humain. C’est se demander : "Qui appartient à qui?" C’est une façon pour moi de montrer qu'immuablement, tout finit par se rééquilibrer dans la vie, résume Sébastien Rio.

Rio présentera sa vision du jardin d’Éden vendredi à 19 h 30 au Somewhere Nowhere à New York. Il sera également de passage au Ritz-Carlton de Montréal le 6 septembre, un événement sur invitation seulement.

Ce texte a été écrit à partir d'une entrevue réalisée par Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté ou de concision.

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