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Le conseil municipal de Winnipeg recherche 112 résidents pour ses comités consultatifs

Rachel Sansregret.

Rachel Sansregret, membre du comité consultatif sur les véhicules avec chauffeur, affirme que la politique municipale est lente, mais que faire partie d'un comité en vaut la peine.

Photo : Radio-Canada / Sam Samson

Radio-Canada

La Ville de Winnipeg souhaite convaincre 112 habitants de siéger à des comités consultatifs qui prennent des décisions ou aident le conseil municipal à le faire.

La Ville compte 50 groupes qui contribuent à la prise d'une grande variété de décisions, allant de l'organisation qui obtient une subvention pour le jardinage à la question de savoir si une personne peut conserver son emploi.

Selon l'administration de la Ville, 19 de ces groupes sont à la recherche de nouveaux membres (en anglais) (Nouvelle fenêtre), puisque de nombreux mandats sont arrivés à terme en 2022.

C'est un excellent moyen pour les gens de s'impliquer dans le processus civique, assure le greffier municipal adjoint, Carlos Gameiro.

Beaucoup de ces conseils ont le pouvoir de décision finale, et d'autres conseils agiront en fait à titre consultatif auprès des comités permanents, du comité exécutif ou du conseil municipal.

Toutefois, une personne qui siège actuellement au sein d'un comité met en garde les personnes intéressées contre les frustrations qui peuvent être causées par la lenteur administrative.

Je conseillerais aux intéressés de foncer, mais il faut reconnaître le fait qu'il y aura des frustrations, déclare une membre actuelle du comité consultatif sur les véhicules avec chauffeur, Rachel Sansregret.

Rien ne se passera du jour au lendemain, explique Mme Sansregret. En raison des processus municipaux et de la bureaucratie, il ne faut pas aller à une réunion en se disant : Ma voix a été entendue et le changement arrive.

En quête de changements

Rachel Sansregret, directrice générale du Centre de l'amitié autochtone de Winnipeg, raconte avoir rejoint le comité consultatif sur les véhicules avec chauffeur en mars parce qu'elle voulait rendre les taxis plus sûrs pour les femmes et les filles autochtones.

Selon Mme Sansregret, le véritable changement s'est produit en dehors des réunions.

Elle explique avoir comparu devant plusieurs comités et devant le conseil municipal à quelques reprises avec les autres membres de son groupe pour tenter de convaincre les conseillers d’instaurer des règles plus sévères pour les conducteurs au comportement problématique.

Je ne pense pas que notre voix ait finalement été entendue parce que nous siégeons au comité consultatif. Je crois qu'elle a été entendue parce que 17 membres de la communauté autochtone et moi-même nous sommes assis pendant 8 heures pour raconter toutes nos histoires d'injustice.

Les réunions du comité peuvent être frustrantes et le changement est toujours un processus lent en raison de toute la paperasserie, d’après Rachel Sansregret.

Je recommanderais aux personnes qui envisagent de rejoindre ces conseils de garder l'œil sur ce qu’il se passe dans les réunions. Si vous avez l'impression que cela ne mène nulle part, dites quelque chose !

Malgré les défis, Mme Sansregret estime que l’implication dans ces comités vaut le coup. Je pense que toutes les petites contributions que nous pouvons faire pour accélérer le changement positif en valent la peine.

Politique municipale et mécontentement

Le conseiller de Saint-Vital, Brian Mayes a ressenti des frustrations similaires. Certains jours, je n'ai pas l'impression que ma voix est entendue et je suis là depuis 10 ans, partage-t-il.

C’est une bataille avec la fonction publique, avec les autres conseillers et le maire. Mais je pense que c'est la nature de notre démocratie.

En mars, M. Mayes a brusquement démissionné du conseil de la police de Winnipeg, le qualifiant de dysfonctionnel.

Un homme à lunettes, devant l'aréna de Saint-Vital, en entrevue avec Radio-Canada.

Après la démission de Brian Mayes (ci-dessus) son poste est revenu au conseiller Ross Eadie.

Photo : Radio-Canada / Megan Goddard

L’ancien conseiller a expliqué que ses frustrations à l'égard du conseil sont liées à la façon dont le conseil municipal interagit avec le groupe.

De plus, le conseil de la police a tendance à faire l'objet d'un examen minutieux et de critiques sur les médias sociaux.

Il espère que les Winnipégois qui envisagent de rejoindre les autres commissions n’auront pas peur de se faire démolir sur Twitter, puisque les autres comités font moins l’objet de critiques.

En date de jeudi, la Ville a reçu 44 candidatures pour les postes vacants. La date limite est le 21 octobre.

Selon le personnel, une centaine de candidatures sont généralement reçues.

Avec les informations de Sam Samson

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