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54,3 M$ pour rendre les bâtiments de la base de Valcartier plus verts

La base militaire de Valcartier photographiée du haut des airs, en été.

Les rénovations permettront d'améliorer l'efficacité énergétique de 81 bâtiments de la base militaire de Valcartier (archives).

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Trudeau a annoncé vendredi un projet de rénovation écoénergétique du parc immobilier de la base militaire de Valcartier, près de Québec, évalué à plus de 50 millions $. Les travaux devraient permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la base de 9500 tonnes, ce qui équivaut à retirer 5000 voitures des routes.

Ottawa a récemment octroyé un marché de services écoénergétiques (MSE) d’une valeur de 54,3 millions de dollars à La société de contrôle Johnson, qui est spécialisée dans les systèmes de chauffage, de climatisation et de contrôle des bâtiments.

Concrètement, le marché de services permettra à l’entreprise d’effectuer des rénovations écoénergétiques sur 81 bâtiments de la Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier. Les travaux devraient entraîner une réduction d’environ 25 % de la facture énergétique de la base.

1,5 M$ par année

On va réduire de 1,5 million de dollars par année les coûts qu'il y a à opérer ces bâtiments en travaillant sur des techniques qui améliorent la climatisation, le chauffage, l'éclairage et qui augmentent aussi considérablement le confort des employés, a indiqué en point de presse le ministre de fédéral de la Santé et député de Québec, Jean-Yves Duclos, qui a procédé à l’annonce du MSE au nom de sa collègue ministre de la Défense, Anita Anand.

Les rénovations écoénergétiques vont permettre de réduire les émissions de GES de la base de Valcartier de 9500 tonnes par année.

C'est comme si on enlevait 5000 voitures dans la région de Québec, a illustré Jean-Yves Duclos.

Jean-Yves Duclos prononce une allocution sous un chapiteau blanc. Il se tient debout, derrière un lutrin et devant des drapeaux du Canada, du Québec et de l'entreprise Johnson Controls.

Jean-Yves Duclos a rappelé l'objectif du gouvernement fédéral d'atteindre zéro émission nette d'ici 2050.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Les économies réalisées en coûts d’énergie aideront Ottawa à rembourser les coûts des travaux effectués par La société de contrôle Johnson. Les paiements devraient s’échelonner sur une période de 14 ans.

Les effets sur l'environnement vont arriver beaucoup plus rapidement, a précisé M. Duclos. Entre mars 2024 et avril 2026, on va déjà noter des réductions significatives de la quantité d'énergie dont on va avoir besoin pour chauffer, éclairer et climatiser les 81 bâtiments de la base de Valcartier.

Le fédéral s’attend à ce que le projet génère la création de plus de 180 emplois dans le secteur de Valcartier durant la phase de construction.

Les rénovations écoénergétiques seront l’occasion pour La Société de contrôle Johnson de développer les puits à colonne permanente, une technologie jugée prometteuse dans le domaine des systèmes géothermiques.

On va forer presque 2500 pieds dans le sol puis on va utiliser la stratification de la couche terrestre pour chauffer l'immeuble grâce à la stratification de l'eau, explique Louis-Michel Raby, directeur des comptes principaux chez Johnson.

Innovation majeure

C'est une innovation majeure qui est couplée à des systèmes d'aérothermie, de récupération de chaleur et de récupération des eaux d'égout, ajoute-t-il.

Selon M. Raby, il s’agira seulement du troisième système du genre à être installé au Québec. La technologie présenterait notamment l’avantage de réduire la période de rentabilisation en plus d’occuper moins d’espace.

M. Raby accorde une entrevue a l'extérieur, devant les installations de Johnson Controls à Québec.

Louis-Michel Raby croit que les puits à colonne permanente représentent l'avenir de la géothermie.

Photo : Radio-Canada

Les investissements annoncés vendredi s’inscrivent dans la lignée de l’objectif du gouvernement fédéral de réduire les émissions de GES de ses ministères de 40 % d’ici 2025.

Jean-Yves Duclos a rappelé que les activités de la Défense nationale étaient responsables à elles seules de près de la moitié des émissions de GES du gouvernement canadien.

On n'a pas le choix, c'est là qu'il faut aller, a insisté le ministre. Notre planète ne peut pas continuer à subir autant nos activités et à souffrir autant de ces activités, c'est incontournable, c'est inévitable. Alors, aussi bien être en avant de la parade, comme on dit, et de le faire de manière aussi novatrice et solide comme on veut le faire, ici, dans la région de Québec avec le projet de Johnson.

Avec des informations de Colin Côté-Paulette

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