•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réduction temporaire du nombre de lits aux soins intensifs à Campbellton

L'Hôpital régional de Campbellton.

L'Hôpital régional de Campbellton

Photo : Radio-Canada

Le nombre de lits à l’unité des soins intensifs de l’Hôpital régional de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, est réduit temporairement en raison d’un manque d'infirmières.

Cet établissement du Restigouche subit une fois de plus les conséquences de la pénurie de travailleurs de la santé.

L’unité des soins intensifs va tourner au ralenti et passer de six à quatre lits jusqu’à nouvel ordre, selon le Réseau de santé Vitalité.

« En raison d’une pénurie de personnel infirmier en soins intensifs à l’Hôpital régional de Campbellton, nous devons réduire le nombre de lits de six à quatre pendant un certain temps », a expliqué la vice-présidente des services cliniques de Vitalité, Sharon Smyth-Okana.

Mme Smyth-Okana indique qu’un lit supplémentaire sera à la disposition de cette unité en cas de débordement. Elle ajoute que les patients seront transférés dans d’autres hôpitaux de Vitalité au besoin.

Nous annoncerons le retour à la normale [de l’unité des soins intensifs de l’Hôpital régional de Campbellton] dès que possible, a-t-elle affirmé.

Une chambre d'hôpital vide.

Une chambre d'hôpital.

Photo : Radio-Canada

Il ne s’agit pas de la première fois que l’unité des soins intensifs de l’Hôpital régional de Campbellton est touchée par le manque de personnel. Elle avait fermé ses portes pendant deux semaines du 26 août au 9 septembre 2021.

D’autres unités de cet hôpital sont touchées encore plus durement, notamment l’obstétrique. Les femmes de la région ne peuvent plus accoucher dans l'établissement depuis avril 2020. Elles doivent se rendre ailleurs, notamment à Bathurst.

Des élus inquiets pour la suite

Cette réduction temporaire du nombre de lits inquiète les élus de la région. Surtout, qu’il y a environ un an, l'unité des soins intensifs avait fermé ses portes pendant deux semaines.

Ça nous préoccupe. Les soins intensifs, c’est un département clé à l’hôpital. Une réduction de lits, ça préoccupe tous les maires de la région , dit Ian Comeau, le maire de Campbellton.

Il a participé à une réunion avec d’autres maires de la région, vendredi matin. On espère que ce ne sera pas une autre chose qu’on va réduire et qu’on ne retournera pas à pleine capacité.

Le député de Restigouche-Ouest, Gilles LePage, craint aussi une réduction permanente de services.

On nous dit que ça va être « temporaire », mais quand on utilise « temporaire » pour le nord du Nouveau-Brunswick, en santé, c’est toujours très inquiétant, dit Gilles LePage, en faisant référence à la fermeture du service d’obstétrique qui dure depuis plus de deux ans.

Gilles Lepage fait aussi remarquer que la fermeture de deux lits peut sembler assez banale, vue de loin, mais que pour le Restigouche, c’est loin d’être le cas.

La perte de deux lits peut sembler minime, mais pour le Restigouche ça veut dire beaucoup. Une perte de deux lits dans le Restigouche c’est comme 50 lits ou 25 lits à Moncton. C’est immense , dit-il.

Avec des informations d’Alexandre Silberman, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !