•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manque de personnel scolaire : un problème qui frappe partout en Estrie

Une classe d'école vide.

Des enseignants et des membres du personnel de soutien manquent à l'appel dans les écoles de l'Estrie.

Photo : Radio-Canada / JANE ROBERTSON

Radio-Canada

La plupart des centres de services scolaires de l'Estrie sont confrontés à une grave pénurie de personnel scolaire à l'approche de la rentrée.

Jeudi, le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons confiait à Radio-Canada qu'il faisait face à une forte pénurie de main-d'œuvre en vue de la rentrée. Plus précisément, l'établissement aurait besoin d'une quarantaine d'enseignants, d'une quinzaine de techniciens en éducation spécialisée (TES) et de personnel pour les services de garde.

Si la situation est moins préoccupante dans les autres centres de services scolaires, mais le problème est aussi présent. Au Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), 18 enseignants, 24 employés de service de garde et quelque 30 TES sont recherchés.

On avait 94 postes permanents à offrir comme enseignant et 375 contrats de remplacement et de temps partiel. Ce qui reste à combler, ce sont 18 temps partiels principalement au secondaire, en danse, art dramatique, adaptation scolaire et éducation physique, a spécifié le directeur des ressources humaines au CSSRS, Daniel Samson.

Des élèves en classe.

Il manque plusieurs enseignants et des techniciens spécialisés au CSSRS.

Photo : iStock

Ce dernier constate qu'il est particulièrement difficile de recruter des TES. L'augmentation depuis quelques années du nombre de diagnostics d'élèves qui ont besoin de soutien, de même que l'ajout de multiples mesures qui nous permettent de donner du soutien dans les classes [expliquent ces difficultés]. Ça se traduit par de l'embauche et il y a un volume limité de TES qui sortent des institutions d'enseignement.

L'établissement se dit convaincu de pourvoir la trentaine de postes de TES disponibles en recrutant certains des employés qui étaient présents l'an dernier dans le réseau, mais admet que le défi sera grand jusqu'en juin prochain.

« Ça va nous suivre toute l'année, je le sais. Avant, on pouvait faire l'année sans problème avec une liste de rappel. Maintenant, en novembre, on va devoir mettre des plans de contingence en place. »

— Une citation de  Daniel Samson, directeur des ressources humaines au CSSRS

Moins de difficultés au CSS des Sommets et du Val-des-Cerfs

Au CSS des Sommets, la situation est plus rose, les postes sont presque tous pourvus. Il y a actuellement quatre postes vacants au primaire et trois au secondaire.

Nous avons davantage de défis en ce qui concerne le personnel des services de garde et d’éducation spécialisée. On poursuit nos efforts de recrutement et des embauches ont lieu tous les jours, a fait savoir par écrit la coordonnatrice au service des communications du centre, Mylène Ouellette.

Le CSS du Val-des-Serfs, quant à lui, est toujours à la recherche de sept enseignants au primaire et de quelques membres du personnel de soutien.

Le club été de Magog a débuté lundi 28 juin 2021

La pénurie frappe moindrement les écoles de Magog.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussiere

Selon le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, Richard Bergevin, le ministre de l'Éducation du Québec doit en faire davantage pour régler le problème de pénurie de personnel scolaire dans la province.

Il a tendance à minimiser la situation pour la rendre plus belle qu'elle l'est en réalité. Ça fait plus de 25 ans qu'on néglige notre système d'éducation. Il y a peu de gens qui se sont inscrits dans les facultés d'éducation et il y a des gens qui sortent [du milieu] parce qu'ils sont à l'âge de la retraite. De voir un ministre qui minimise le problème, ce n'est pas de bon augure.

« On a besoin d'un gouvernement qui va investir en éducation, qui va prendre le taureau par les cornes et amener des solutions. »

— Une citation de  Richard Bergevin, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie

Si j'étais parent d'un enfant qui a de la difficulté à lire et que je savais que son professeur n'était pas qualifié pour donner des cours, je vivrais un peu d'anxiété. C'est important que le ministre prenne à bras le corps le problème et qu'il essaie de supporter au maximum les enseignants dans les milieux, a-t-il ajouté.

Même constat dans les écoles anglophones

Bien qu'elles bénéficient d'un bassin de candidats plus grand, qui s'étend sur tout le Canada, les écoles anglophones rencontrent des difficultés de recrutement semblables à celles des écoles francophones à l'approche de la rentrée.

Le président de la Commission scolaire Eastern Townships, Michael Murray, affirme qu'il y manque six enseignants et une trentaine d'employés de soutien.

Ce n'est pas une situation qui est inconnue. On est toujours à la dernière minute face à ces situations qui évoluent très rapidement. Cette année, c'est peut-être un peu plus stressant, mais on va passer à travers.

Une pancarte de l'école devant le bâtiment.

La pénurie frappe aussi les écoles anglophones de l'Estrie.

Photo : Radio-Canada

Devant la pénurie de main-d'oeuvre, la commission scolaire a assisté, jeudi, à une foire de recrutement organisée par les neuf établissements anglophones de la province.

Nous avons identifié plusieurs candidats. Le processus est enclenché pour vérifier leur qualification et évaluer leur compétence afin de leur permettre de combler des postes disponibles. Il va certainement manquer de gens. [...] On n'a jamais réussi à avoir tous les professionnels qu'on voulait engager. Pour les enseignants, on s'attend à avoir des enseignants devant chaque classe pour les premières journées, a raconté M. Murray.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !