•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’Accueil Notre-Dame de Magog tente de se relever d’une crise financière

Les mains d'une personne âgée tenant une canne.

L'Accueil Notre-Dame a failli devoir fermer ses portes en mars dernier.

Photo : iStock

Radio-Canada

La résidence pour aînés l’Accueil Notre-Dame de Magog avait lancé un appel à l’aide en mars dernier, car elle craint de devoir fermer en raison d'une crise financière. Quelques mois plus tard, l'établissement résiste toujours et tente de remonter la pente pas à pas.

Au moment fort de sa crise financière, une rencontre a eu lieu entre la MRC de Memphrémagog, le CIUSSS de l'Estrie - CHUS et la Ville de Magog. L'objectif était de trouver des solutions pour sauver la résidence.

On a convenu que l'Accueil ne devait pas fermer. C'était l'intention des administrateurs de réussir à traverser cette crise financière majeure. Depuis ce temps, on flotte en attente d'actions précises, mais on n'a pas perdu confiance. On sait que le CIUSSS est une grosse institution pour laquelle il n'est pas simple de bouger. On attend la possibilité de convenir d'entente de services, explique le président du conseil d'administration de l'Accueil Notre-Dame, Maurice Rancourt.

La Ville de Magog, pour sa part, a offert d'aider les administrateurs de l'Accueil Notre-Dame en acceptant de leur octroyer une réduction de taxes municipales et une diminution des coûts d'électricité.

Comme la MRC était présente lors de cette rencontre, on a pu bénéficier d'un miniplan d'affaires pour déterminer si l'Accueil pouvait être pérenne. La réponse a été oui, à certaines conditions, a ajouté M. Rancourt.

Selon ce dernier, la dette de la résidence pour aînés s'élève actuellement à 2 800 000 $. Le conseil d'administration estime que l'établissement vaut environ 12 000 000 $, et aimerait emprunter à même sa valeur immobilière pour rembourser ce qu'il doit. Le président indique cependant qu'il est impossible de réaliser un tel emprunt sans l'accord de la Société d'habitation du Québec.

« Au fond, c'est très lent, mais on garde le cap et on est confiant. Notre argent est dans le coffre-fort et c'est [la Société d'habitation] qui [a] la clé. »

— Une citation de  Maurice Rancourt, président du conseil d'administration de l'Accueil Notre-Dame

On n'est pas sorti du marais, comme on pourrait dire. Ce n'est pas rigolo pour les administrateurs et les gestionnaires. Heureusement, notre personnel demeure et on commence à recevoir de nouvelles demandes pour venir vivre à l'Accueil. On n'arrivera pas à repeupler avant 2024.

Maurice Rancourt envisage d'ailleurs un changement de vocation de l'Accueil Notre-Dame. L'endroit pourrait étendre sa clientèle cible pour rentabiliser ses activités.

Dans le plan de marketing en élaboration, il va falloir trouver un revenu de 60 000 $ minimum. Pour ce faire, on va ouvrir davantage aux personnes autonomes et aux couples, ce qui n'était pas tout à fait le cas avant. On va continuer à faire de la convalescence, du répit ainsi que du dépannage à court terme et à recevoir des personnes en perte d'autonomie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !