•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La succession du tireur demeure bloquée deux ans après la tuerie de Portapique

Une propriété détruite par le feu enregistrée au nom de Gabriel Wortman.

Le terrain où se trouvait le chalet du tireur, à Portapique, en Nouvelle-Écosse. Le gouvernement provincial l’a acheté pour 120 000 $.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Deux ans après la pire tuerie au Canada, la succession du tireur demeure bloquée dans un litige et sous la responsabilité du curateur public.

L’ inventaire, présenté en décembre 2020, estime la valeur des biens de Gabriel Wortman à plus de 2,1 millions $.

Cela inclut les 120 000 $ déboursés par la province pour acheter le chalet de Portapique et d'autres bâtiments où le massacre a commencé. Un porte-parole de la province explique que l'achat a été fait pour s'assurer qu'il n'y aurait pas de nouveaux projets de construction sur la propriété.

La propriété du tireur à Dartmouth, qui comprend sa maison et son cabinet de denturologie, a été vendue à PA Developments, une compagnie basée à Dartmouth. Le curateur public a conclu cette vente en mars 2021 pour un peu plus de 1,5 million $.

Une camionnette de la police d'Halifax devant une clinique de denturologie.

Une entreprise basée à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, nommée PA Developments, a acheté l'ancien emplacement de l'entreprise de denturologie de Gabriel Wortman pour un peu plus de 1,5 million $ l'an dernier.

Photo : CBC / Eric Woolliscroft

En plus des biens, l'inventaire de la succession répertorie plus de 880 000 $ en avoirs financiers. La grande majorité de cet argent, 705 000 $, est de l'argent que la GRC a récupéré lors de la perquisition des propriétés de Portapique. L'argent avait été enterré sur la propriété et a survécu aux incendies qui ont détruit les bâtiments. L'argent a été remis au curateur public en juin 2021.

Obtenir un portrait financier précis de la succession était compliqué étant donné que le tireur avait des pratiques financières trompeuses.

Une boîte de métal brune et rectangulaire.

Lors d'une perquisition au chalet de Portapique, la GRC a découvert cette boîte de munitions en métal enterrée sous le balcon. Il y avait 705 000 $, divisés en liasses de billets de 100 $.

Photo : Gracieuseté : Commission des pertes massives

Dans son testament écrit à la main, il a nommé sa partenaire, Lisa Banfield, comme unique bénéficiaire et exécutrice testamentaire de sa succession. Elle a renoncé à ce rôle et c'est la raison pour laquelle le curateur public administre la succession.

Par contre, Mme Banfield n'a pas renoncé à la succession. Et elle a intenté une action civile contre la succession, pour essayer d'obtenir une part de l'argent.

Lisa Banfield n'est pas la seule : les familles de certaines des victimes ont aussi intenté une action en justice contre la succession. Toutefois, la succession ne peut pas être liquidée en raison des poursuites en cours, selon un communiqué du ministère de la Justice.

Jusqu'à ce que les réclamations soient réglées, indique le communiqué, toute dette ou tout paiement lié à la succession ne peut pas avancer.

Avec les informations de Blair Rhodes, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !