•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Paraguay : le vice-président revient sur sa décision de démissionner

Le vice-président paraguayen Hugo Velazquez en conférence de presse ce jeudi.

Le vice-président paraguayen, Hugo Velazquez, a déclaré jeudi avoir été informé par le procureur qu'il n'y avait aucune charge contre lui.

Photo : Getty Images / AFP / NORBERTO DUARTE

Agence France-Presse

Le vice-président du Paraguay Hugo Velazquez, visé par des sanctions américaines pour corruption présumée, est revenu jeudi sur sa décision de démissionne; il entend rester en poste et défendre son innocence.

Quand je me suis engagé à démissionner, je présumais qu'il y avait une enquête contre moi, mais j'ai reçu un avis du parquet indiquant qu'il n'y a pas de charge, a déclaré M. Velazquez en conférence de presse à Asuncion.

Hugo Velazquez, 54 ans, vice-président du Paraguay depuis quatre ans et son élection sur un ticket du Parti colorado (conservateur) avec le président Mario Abdo Benitez, a fait l'objet la semaine dernière de sanctions des États-Unis pour sa participation à d'importants actes de corruption.

Le département d'État accuse un proche collaborateur de M. Velazquez d'avoir offert, à l'initiative de celui-ci, un pot-de-vin - plus d'un million de dollars, selon l'ambassade américaine à Asuncion - à un haut fonctionnaire paraguayen afin de faire obstruction à une enquête liée aux intérêts financiers du vice-président.

Celui-ci, un proche collaborateur et leurs familles se trouvent de ce fait interdits d'entrée sur le territoire américain.

Dans la foulée, M. Velazquez a clamé son innocence, son intention de se défendre, mais a indiqué qu'il démissionnerait de la vice-présidence dans quelques jours, pour éviter de nuire au chef de l'État ou au Parti colorado.

Hugo Velazquez qui se sert d'une infusion de maté lors de sa conférence de presse.

Hugo Velazquez se sert une infusion de maté lors de sa conférence de presse.

Photo : Getty Images / AFP / NORBERTO DUARTE

De nombreux secteurs m'ont demandé de revenir sur ma démission, a souligné jeudi M. Velazquez, estimant que ne doit pas rester dans l'histoire le fait que le vice-président a démissionné pour corruption.

Ma démission était ce qui convenait de faire, en présumant qu'il y avait une procédure, mais le ministère public n'a absolument rien contre moi, a-t-il insisté, combatif. Les accusations américaines parlent de tentative de corruption. Je veux savoir qui est le fonctionnaire qu'on a tenté de corrompre, et quel est le dossier dans lequel j'ai un intérêt financier.

En juillet, avant M. Velazquez, les États-Unis avaient annoncé des sanctions ainsi que l'interdiction d'entrée sur leur territoire de l'ancien président paraguayen Horacio Cartes (2013-2018), car ils l'accusaient lui aussi de corruption et de liens avec des organisations terroristes étrangères.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !