•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La mairesse de Notre-Dame-de-Lorette frappée par la pénurie de main-d’œuvre

Un hôtel de ville et une église dans un village.

La municipalité de Notre-Dame-de-Lorette est sans directeur général depuis l'an dernier.

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Radio-Canada

Une municipalité du nord du Lac-Saint-Jean, Notre-Dame-de-Lorette, est durement frappée par la pénurie de main-d'œuvre. Elle n’a actuellement pas de directeur général, d’adjoint administratif ou d'employé des travaux publics. Cette situation amène une réflexion sur de possibles regroupements de services et de ressources humaines dans le haut du Lac-Saint-Jean.

Ainsi, la mairesse de Notre-Dame-de-Lorette, Rita De Launière, en a plein les bras.

Celle-ci avait quitté son poste aux travaux publics de la municipalité lorsqu’elle a été élue en novembre 2021. Aucun remplaçant n’a été trouvé depuis.

La localité de moins de 200 résidents est sans directeur général depuis l’an dernier.

Une femme sourit dans son bureau.

La mairesse de Notre-Dame-de-Lorette, Rita De Launière

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

J’essaie quand même de répondre même si je ne devrais pas être au bureau pour pouvoir répondre aux citoyens, mais je n’ai comme pas le choix parce que c’est le citoyen d’abord. C’est important que quand il a besoin d’un permis de construction ou qu’il a besoin de n’importe quelle norme à savoir, bien ça prend quelqu’un qui fait au moins le lien avec les ministères ou avec les personnes mandatées pour que le citoyen ait sa réponse, a raconté Rita De Launière.

Des postes de responsable des travaux publics et un autre de responsable des loisirs sont affichés.

La municipalité affichera ensuite des postes de directeur général et d’adjoint administratif, les deux à temps partiel.

Une employée prêtée

Pour le moment, une employée de la municipalité voisine de Saint-Stanislas vient prêter main-forte à Notre-Dame-de-Lorette à raison de 14 heures par semaine. Saint-Stanislas s’est aussi retrouvée sans directeur général dans un passé récent.

Un homme devant un bâtiment.

Le maire de Saint-Stanislas, Mario Biron.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

On est vraiment beaucoup beaucoup réglementé, donc on n’a pas le choix, ça nous prend vraiment quelqu’un qui est habitué à ça, une directrice générale qui est habituée. C’est pour ça que nous autres, on a pris les devants pour former quelqu’un, pour qu’elle apprenne le métier aussi que quand on va remplacer la directrice générale, elle va pouvoir prendre la relève, a dit de son côté Mario Biron, maire de Saint-Stanislas

Le préfet se questionne

Le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard, estime que la moitié des municipalités avec de faibles moyens financiers sur son territoire ont de graves difficultés de recrutement. 

Comme à Notre-Dame-de-Lorette, Mme De Launière qui fait office de DG, elle n’a pas légalement le droit de le faire. Ça devient très, très lourd. Qui va vouloir se présenter à la mairie si on n’est pas capable de recruter des DG? Ça va devenir un problème majeur, a-t-il soutenu.

Un bâtiment municipal.

L'hôtel de ville de Saint-Stanislas au nord du Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Les élus croient que les municipalités du secteur auraient avantage à s’associer pour partager des services et des ressources humaines.

C’est illogique qu’on ait trois directrices générales ou directeurs généraux pour trois petites municipalités comme ça, a affirmé Mario Biron, en ciblant aussi Saint-Eugène-d'Argentenay.

Un directeur général, un manœuvre en travaux publics, une adjointe administrative, une agente locale en développement, tous ces postes-là peuvent être fusionnés dans différentes municipalités, a souligné Rita De Launière.

Les élus conviennent toutefois qu'il faudra peut-être un jour penser à fusionner les petites municipalités, mais ils croient que la population n'est pas encore ouverte à un tel scénario.

D’après un reportage de Gilles Munger

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !