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De retour de la Colombie, un trafiquant arrêté après 12 ans en cavale

Affiche du palais de justice de Québec.

Louis Saint-Hilaire a dirigé un réseau « sophistiqué » de production de cannabis (archives).

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Un homme originaire de la région de Lotbinière a reconnu avoir dirigé un important réseau de trafic de drogue, après avoir échappé à la justice pendant 12 ans.

En mars 2010, une cinquantaine de personnes étaient arrêtées dans le cadre d'une vaste opération policière baptisée Floraison.

La tête dirigeante du réseau avait cependant échappé à la rafle. Louis Saint-Hilaire a finalement été arrêté mardi à son retour de la Colombie.

Au lendemain de son arrestation, l'homme de 44 ans a plaidé coupable aux accusations avant d'être condamné à quatre ans et demi de prison.

Le procureur de la poursuite a expliqué à l'audience que les autorités savaient que Saint-Hilaire se trouvait en Amérique latine, mais pas dans quel pays. Il a lui-même pris contact avec la police.

Il désirait revenir au pays et il désirait régler ses dossiers, a expliqué au juge le procureur de la poursuite, Me Jean-Simon Larouche.

Organisation sophistiquée

Le procureur a détaillé la structure de l'organisation de Saint-Hilaire.

Me Larouche a expliqué comment Saint-Hilaire s'y prenait pour implanter une production dans une maison privée.

Il rencontrait quelqu'un, offrait de lui acheter une maison, ou si la personne avait déjà une maison lui offrait de payer l'hypothèque, en plus de lui verser un salaire, a exposé le procureur.

Une quinzaine de résidences ont ainsi servi à fournir en cannabis les régions de Québec, de la Beauce, de Lotbinière et Thetford Mines.

L'organisation assurait une surveillance des maisons, s'occupait du jardinage et de la coupe, jusqu'à l'ensachage du produit final.

« Un jardinier s'occupait par la suite de planter, d'arroser et de récupérer la drogue. »

— Une citation de  Jean-Simon Larouche, avocat du Directeur des poursuites criminelles et pénales

Le juge Sébastien Proulx s'est montré impressionné par la sophistication de l'organisation de Saint-Hilaire, avant d'accepter la suggestion des avocats de lui imposer quatre ans et demi de prison.

Lors des perquisitions en mars 2010, les policiers avaient saisi 5 794 plants et 193 livres de cannabis prêts à la vente.

Au mois d'octobre suivant, alors que Louis Saint-Hilaire était toujours introuvable, les policiers ont mené une perquisition dans une résidence toujours sous son contrôle, découvrant 69 livres de cannabis supplémentaires.

L'ancien résident de Saint-Sylvestre a plaidé coupable à des accusations de production, possession et trafic de drogue.

Il avait déjà été condamné à deux ans d'emprisonnement en 2004 pour des accusations similaires.

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