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De nouveaux traitements pourraient naître d’un point faible de la COVID-19

Modélisation du virus de la COVID-19.

Les chercheurs ont étudié le virus au niveau atomique.

Photo : Shutterstock / Lightspring

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont découvert un point faible dans le virus causant la COVID-19. Dans un article publié jeudi dans la revue scientifique Nature Communications, les auteurs disent que l'on retrouve cette « vulnérabilité cruciale » dans tous les variants importants du SARS-CoV-2.

Les chercheurs ajoutent que l'étude de cette vulnérabilité pourrait ouvrir la porte à de nouveaux traitements qui seraient efficaces contre toutes les souches de la maladie qui a tué environ 15 millions de personnes sur l'ensemble de la planète depuis plus de deux ans.

L'auteur principal de l'article, le Dr Sriram Subramaniam, professeur à la faculté de médecine de l'UBC, explique que son équipe a étudié le virus au niveau atomique. Elle a découvert un point faible et a identifié un fragment d'anticorps qui peut s'y attacher, ainsi qu'à tous ses autres variants.

Le Dr Alain Lamarre, expert en immunologie et virologie à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), explique que cette étude est assez exhaustive [sur] la structure du virus, spécialement l’endroit que le virus utilise pour s’attacher aux cellules humaines.

[Les scientifiques] ont fait une cartographie des endroits qui sont essentiels pour ce procédé et des endroits qui sont susceptibles d’être la cible des anticorps qui sont produits à la suite de la vaccination ou de l’infection et qui empêchent le virus de s’attacher. C’est ce qu’on appelle des sites neutralisants pour le virus, explique-t-il.

Les anticorps s'attaquent aux virus en s'y attachant comme une clé dans une serrure. Ils ne sont plus efficaces quand le virus mue rapidement.

Le Dr Subramaniam affirme que le point faible étant présent dans les sept principaux variants du SARS-CoV-2, un anticorps pourrait alors agir comme un passe-partout capable de vaincre toutes les mutations.

Le chercheur croit que les résultats de la recherche dégagent de nouvelles voies pour des traitements ayant le potentiel d'être efficaces contre les variants actuels et futurs du virus qui causent la COVID-19.

Le Dr Alain Lamarre rappelle que, malgré des bonds géants, il reste beaucoup de choses à apprendre. Il donne l'exemple du mystère du syndrome post-COVID-19, appelé communément COVID longue, qui risque d’être un grave problème de santé publique.

Avec des informations de La Presse canadienne et l’émission Phare Ouest

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