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Annie, un émerveillement du début à la fin

À la salle Albert-Rousseau jusqu'au 4 septembre

Des comédiens dansent et chantent sur la scène. Un grand escalier est placé au centre.

Serge Denoncourt signe la mise en scène et nous plonge dans le New York des années 30.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallee-Roy

Alicia Rochevrier

La comédie musicale Annie était attendue à Québec.

Ce classique de Broadway, adapté de nombreuses fois au cinéma et à la télévision, a été revisité en français par le metteur en scène Serge Denoncourt. S'est joint à lui Manuel Tadros, qui a participé à la traduction du livret original. Ils nous proposent une version québécoise très enracinée dans la langue populaire.

Dès l’ouverture, on se laisse tout de suite entraîner dans l’impressionnant décor de l’orphelinat. Déjà, on sent que l’on aura affaire à un spectacle qui ne nous laissera pas indifférent.

Les orphelines dansent ensemble.

Les orphelines effectuent plusieurs chorégraphies durant le spectacle.

Photo : Facebook/Juste pour rire Spectacles

Les projections en arrière-plan et les décors nous amènent dans le New York des années 30, durant la grande dépression. Une dizaine de fillettes exécutent une première chorégraphie et hop, le public est déjà charmé. Et avec raison! On se laisse absorber par les nombreux numéros musicaux, les transitions brillamment exécutées entre les pièces et surtout l’interprétation des comédiens.

Pour Kayla Tucker, la production a tapé dans le mille. Quel talent cette jeune fille! Le personnage d’Annie était fait pour elle. Son assurance sur scène est époustouflante, tant au niveau de la voix que de la gestuelle. On ne sera pas surpris de la revoir dans d’autres productions.

Kayla Tucker (Annie) regarde l'objectif.

C'est le premier grand rôle pour la jeune Kayla Tucker, âgée de 11 ans.

Photo : Facebook/Juste pour rire Spectacles

Au total, une trentaine d’artistes se partagent la scène. Il faut souligner la performance de plusieurs d’entre eux, dont David Savard qui interprète le rôle de l’attachant M. Warbucks, et Miss Farrell (Véronique Claveau), rayonnante à souhait. La gardienne de l’orphelinat, jouée par Geneviève Alarie, est une méchante comme on les aime, sans aucune pitié pour ses orphelines. On ne peut pas non plus passer à côté du chien d’Annie, un goldendoodle qui attire instantanément la sympathie du public, dès son arrivée sur scène.

Quant au décor, le rythme est là. On mise sur une alternance des lieux grâce à de nombreuses projections et des modules déplacés par les interprètes. Les transitions sont rapides et bien exécutées.

Annie est accotée sur le bureau de M. Warbucks.

La vie d'Annie change du jour au lendemain grâce à la rencontre de M. Warbucks et de sa secrétaire, Grace Farrell.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallee-Roy

À tout ça se mêlent les costumes, réalisés par Pierre-Guy Lapointe, qui sont franchement de toute beauté. Il y en a plus de 300, alors on imagine toute la logistique nécessaire dans les coulisses.

On retrouve un petit côté burlesque à la mise en scène, le tout accompagné de répliques qui font rire au bon moment. Annie, c’est du théâtre populaire, attendrissant. Serge Denoncourt a visé juste : il a réussi à nous émerveiller du début à la fin.

Force est de constater que la comédie musicale a plu autant aux adultes qu’aux nombreux enfants sur place. La distribution a reçu un tonnerre d’applaudissements à la fin du spectacle.

La production prend possession de la salle Albert-Rousseau jusqu’au 4 septembre. D’une durée de 2 h 40 avec entracte.

Les comédiens principaux sourient devant l'objectif.

Une trentaine de comédiens font partie de la production.

Photo : Facebook/Juste pour rire Spectacles

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